samedi 25 janvier 2014

Richard TARDITS de la NFL à la politique


Richard TARDITS est un monument du foot américain Made in France. Il est le premier et, surtout, il reste l'unique joueur a avoir joué en NFL dans un match officiel de la saison régulière. Il évoluait Outisde Linebacker chez les New England Patriots de 1990 à 1992 soit trois saisons durant lesquelles il prendra part à 27 rencontres de saison régulière. D'autres joueurs français signeront des contrats avec des franchises NFL (Gardent, Sejean, Soumah) mais aucun d'entre eux ne passera le cap des training camps ou des practice squads. Non aucun peut se targuer d'avoir, comme Ricahrd Tardits, eu le privilège de jouer un match officiel en NFL mais vous allez le voir la trajectoire et la carrière de Tardits est unique en son genre. Natif de Bayonne, le jeune Richard grandit à Biarritz et tout naturellement, pratique le sport phare de la région, à savoir le rugby. Et il se débrouille plutôt bien il faut dire que le jeune homme est doté d'un fort beau gabarit et son avenir semblait tout tracé : « Je jouais au rugby au BO, j'étais international junior et je devais signer à Toulouse pour y poursuivre mes études et évoluer au Stade. ». Seulement cette voie était sûrement trop simple pour Richard, qui vous allez le voir, aime les nouveaux challenges. En 1985, le jeune Tardits part aux Etats-Unis parfaire son anglais chez un ami de son père (au passage Maurice Tardits, le paternel a été ancien champion de France de rugby avec Pau en 1964). Sur place à Augusta en Georgie, il apprend qu'il peut financer ses études en pratiquant le sport à haut niveau grâce à des bourses, le jeune biarrot décide de tenter sa chance, il raconte : « J'ai passé les tests de tennis (j'étais classé 15), sans résultat. Puis j'ai lu dans le journal que l'université de Georgia organisait une sélection de football américain. Je me suis lancé sur les conseils de l'ami de mon père. Coup de bol, ce n'étaient que des tests physiques, pompes, abdos, 1000 m enchaînés; je sortais de la saison de rugby, j'étais en pleine bourre ! »


La suite va être un compte de fée, passant un Master Business of Admistration, Tardits apprend les rouages qui différencie le Foot US du rugby. Vince Dooley le head coach des Bulldogs, se moque qu'il n'ait jamais porté de casque et d'épaulières, il en fait son cheval de bataille : « ce gamin va apprendre à jouer au football ! » dit-il aux journalistes. Et l'apprentissage ne va pas être très long, les qualités de plaqueur du jeune français en font un défenseur de tout premier ordre et Dooley n'hésite pas en plus de son poste d'Outside Linebacker à le faire jouer dans les équipes spéciales, impressionné par la vitesse de Tardits vu son gabarit. Ce choix d'évoluer dans les équipes spéciales servira Tardits plus tard dans sa carrière comme on va le voir par la suite. Ainsi Richard Tardits va devenir une des vedettes de l’escouade défensive des Georgia Bulldogs, une des toutes meilleures équipes de football en NCAA. Tardits se fait un nom et gagne même un surnom, en français dans le texte, « Le Sack » pour son aptitude à plaquer le quaterback derrière la ligne de scrimmage. Avec 29 sacks au cours de sa carrière avec les Bulldogs Tardits détient le record de l'université qui ne sera battu qu'en 2004 avec 36 unités par David Pollack, qui jouera au Cincinatti Bengals ensuite. Richard Tardits avec 12 sacks lors de sa dernière saison est au 6ème rang dans ce classement dans l'histoire des Bulldogs et ses 4 sacks face à TCU au cours de la même saison est le second meilleur total pour un joueur de Georgia sur un seul match. Richard Tardits explique ses facilités à devenir un excellent chasseur de quaterback grâce à l'héritage de ses qualités de rurbyman :  « Je n'avais aucun sens tactique, mais une technique propre, inter-exter, héritée du rugby, pour éviter les bloqueurs. Les coaches l'appelaient "le Tour de France" ! C'était mon spécial ».

Et arrive à la fin de ses études la draft NFL, les Cardinals de Phoenix le « pick » au 5ème tour. Mais durant cette année 89, il ne prendra part à aucune rencontre de la saison régulière mais c'est parie remise et le français va rebondir du côté de la Nouvelle-Angleterre chez les Patriots. Il tente sa chance au Training Camp et est retenu dans l'effectif pro composé de 47 joueurs. Remplaçant en défense, notamment de la grande star André Tippett, Richard Tardits gagne du temps de jeu dans les équipes spéciales, comme quoi l'idée de Vince Dooley de le faire jouer dans ces phases spéciales était tout sauf une mauvaise idée. Si la première saison il joue peu, son second exercice est beaucoup plus prometteur, participant plus aux phases défensives. Lors d'un documentaire réalisé par la chaîne Canal + (seul diffuseur de foot U.S en France à l'époque et qui invitera Tardits dans son émission phare Nulle Part Ailleurs), on y voit un Richard Tardits très bien intégré au sein de l'équipe pro, s'adonnant entre les matchs à sa grande passion le golf avec ses coéquipiers comme Tippett, qui n'hésite pas à le chambre quand il envoie la balle dans les arbres. L'ambiance est bonne entre ces hommes malgré la concurrence pour une place de titulaire. En outre dans ce documentaire on peut s'apercevoir que Tardits jouit d'une bonne image auprès du public du Foxboro Stadium. Les fans malgré des résultats pas très reluisant pour la franchise de Boston, reconnaissent les mérites et le sérieux du français quand il est appelé sur le terrain, il fait « le job » comme on dit. Après une troisième saison aux Patriots, il n'est pas conservé dans l'effectif pro et part tenté sa chance du côté de Denver chez les Broncos mais diminué auparavant par une blessure au genou, il ne passe pas l'étape du Training Camp pour figurer sur le roster de l'équipe pro de la saison régulière. En 1994, Richard Tardits met un terme à sa carrière après 4 saisons NFL et seulement trois où il foulera les pelouses. Cela peut vous paraître peu mais une étude statistique à l'époque dans les années 90 avait démontré que la carrière moyenne d'un joueur de NFL était justement de 4 saisons.

Tardits lui n'a aucun regret : « J'en garde des souvenirs fabuleux, surtout celui d'avoir été à cette époque le meilleur athlète que je puisse être ». Il faut savoir que si Tardits était un beau bébé à l'université, 1m88 pour 100 kilos, il lui faudra quelques sacrifices physiques pour jouer en NFL et passé à 120 kilos du temps où il était linebacker chez les Patriots. Mais pour autant le basque ne va pas arrêter le sport et il va avoir plusieurs carrières sportives. Du temps où il jouait aux Patriots, il va faire parti de l'équipe olympique française de Bobsleigh ! Puis en 1995, il revient à ses premiers amours, le rugby. Obtenant la nationalité américaine, il devient international de rugby et participe à la coupe du monde 1999 ! Quelle carrière sportive tout de même si on résume, International de rugby junior français, membre, bien évidement, de l'équipe de France de foot américain, membre de l'équipe olympique de Bobsleigh et enfin international de Rugby avec les Etats-Unis (il jouera aussi la coupe du monde de rugby à 7 à Honk-kong en 1997). C'est pour ça que sur la seule carte officielle de sa carrière NFL, on le voit en portrait en dessous d'un bosleigh. Normalement un joueur de NFL, à une carte où on le voit avec son équipement et au dos ses statistiques comme celles d'André Tippett ci-dessous


Mais pour Tardits, c'est différent lui il a le droit à sa photo avec l'équipe de France de Bobsleigh et derrière les infos sur ses activités sportives pluridisciplinaires. Cette carte est de la série Pinacle de Sideline :


Mais avec le 21ème siècle, le bonhomme ne s'est toujours pas arrêter de rebondir. En effet, Richard Tardits ne vit pas de ses rentes de footballeur US comme il le raconte avec le sourire : « Je viens d'apprendre qu'à 55 ans, j'aurai droit à une retraite de la NFL (environ 750 dollars), car j'ai atteint le quota (trois ans et trois matches) ». Le Biarrot, businessman averti, gérait lui-même ses contrats (qui lui ont rapporté plus de 200 000 dollars par saison) et a lancé plusieurs affaires aux États-Unis, qu'il a, à chaque fois, « bien revendues » comme Apollo Waste Industries, une société spécialisée dans le traitement de déchets industriels. Depuis mai 2003, Tardits est revenu en France avec sa femme et ses trois enfants et est le propriétaire du complexe golfique de Bagnères-de-Bigorre qu'il a lui même fait construire. Mais l'homme ne s'arrête pas là et il vient de se lancer dans la politique en étant tête de liste pour les municipales de Biarritz. Alors après avoir franchi tant d'étapes dans sa carrière, va t'il devenir le premier joueur de NFL maire d'une grande ville française ? Voici le site de Richard TARDITS pour conquérir la mairie de Biarritz : Vivre Biarritz - Richard Tardits 2014


Source :  
Côte Basque people : Richard Tardits is back
Georgiadogs.com : "Le Sack" Always Took the Right Fork in the Road

mardi 26 février 2013

Joe THEISMANN


Vous êtes de plus en plus nombreux à réclamer des sujets sur OSP-USA alors même si je ne vais pas pouvoir assurer le même rythme que le grand frère Old School Panini, j’ai décidé de copier le concept et de lancer une première thématique autour d’une demi-dizaine de sujets. Et donc dans les 15 prochains jours vous aurez droit à un spécial Washington Redskins sur OSP-USA. Et donc pour débuter cette série, voici le portrait de Joe THEISMANN, le quaterback qui va offrir son premier Superbowl à la franchise de Washington. Joe THEISMANN est un vrai européen, même si il est né dans le New Jersey, il a un père autrichien et une mère hongroise, un digne descendant de l’empire austro-hongrois on dirait. Joe est un sportif complet, il joue au football, basket et baseball, pour preuve à sa sortie de l’université il sera drafté par les Miami Dolphins pour jouer au football mais aussi par les Minnesota Twins pour jouer au Baseball. Mais Joe THEISMANN ne choisira aucune des deux franchises. En effet star du championnat universitaire  de football au sein de la prestigieuse université de Notre Dame, THEISMANN ne va arriver à se mettre d’accord avec les dirigeants de Miami et ne vas donc pas pouvoir rejoindre la NFL.

C’est quelque chose de difficile à cerner pour nous qui n’avons pas de système de draft mais là-bas on ne badine pas avec ces choses-là. Mais à l’époque ce n’est pas une chose si extraordinaire que ça. La NFL n’est pas en situation de monopole comme aujourd’hui. Jusque dans les années 80 d’autres ligues professionnelles existaient et surtout la ligue canadienne (elle existe toujours mais elle a vu son niveau grandement baissée). Donc c’est au Canada que Joe THEISMANN file jouer au football et plus précisément chez les Argonautes de Toronto. Mais dans l’affaire il va y avoir un petit malin, c’est le propriétaire des Resdkins de Washington qui échange quelques tours de draft avec Miami en échange des droits pour Joe THEISMANN. Pour beaucoup c’est un pari fou de se priver de tours de draft pour un joueur qui ça se trouve ne jouera jamais en NFL ! Sauf que l’avenir donne raison aux Redskins. Après deux brilalntes saisons en CFL (Canadian Football League) THEISMANN répond aux sirènes de Washington et va devenir l’un des plus grands joueurs de la franchise.

Il débarque en 1974 mais ne deviendra le quaterback titulaire qu’en 1978 et c’est en 1981 que s’ouvre alors une nouvelle ère pour les Redskins sous la houlette du coach Joe Gibbs avec THEISMANN à la manette. Les Redskins remporte le Superbowl lors de la saison 1982 (victoire face à Miami 27-17 le 30 janvier 1983). La saison suivante THEISMANN emmène de nouveau les ‘Skins au Superbowl (notamment avec un succès 51-7 face aux Rams en play-offs puis un succès 24-21 face aux 49ers de Joe Montana en finale de conférence). En revanche le superbowl sera un douloureux souvenir pour Washington avec une lourde défaite 38-9 face aux Raiders d’Oakland. Pour THEISMANN ces deux saisons sont l’apogée de sa carrière. Il ira deux fois au Pro-Bowl, deux fois il sera dans l’équipe All Pro et surtout en 1983 il est élu à l’unanimité meilleur joueur de la NFL.

La blessure

Tout va pour le mieux pour Joe THEISMANN, il est l’un des meilleurs joueurs de la NFL, au sein d’une des meilleures équipes qui évolue dans une des divisions les plus relevées donc les plus médiatisées. Ainsi la rivalité entre les Giants et les Redskins passionnent tout le pays. Et en ce 18 novembre 1985, le match entre Washington et New-York a le droit à une diffusion nationale dans tout le pays pour le fameux Monday Night Live. Ce match sera le dernier de la carrière de Joe THEISMANN. Sacké par le binôme Lawrence Taylor et Harry Carson, sa jambe est broyé sous l’amoncellement de joueurs. Lawrence Taylor, pourtant qui est tout sauf un enfant de cœur, appelle en urgence les secours, il est horrifié et il y a de quoi. Je vous laisse regarder ça mais vous ne pourrez pas dire que je ne vous ai pas prévenu.


Alors c’est horrible, hein ? Cette blessure a été élue aux U.S.A comme « The Most Shocking Moment in NFL History ». Le lendemain le Washington Post titra « le choc que tous ceux qui l’ont vu n’oublieront jamais ». Depuis Joe THEISMANN est devenu un brillant commentateur à la TV sur NBC et à commenté plusieurs Superbowls notamment. Depuis 2011 il est également consultant pour la NFL Network où on apprécie la pertinence de ses analyses. 

vendredi 22 février 2013

Les Trifons du Baseball - Rollie FINGERS


Ne vous y trompez pas, ce Rollie FINGERS avec son look à tourner dans une pub de chocolat Lindt fut la plus grande terreur des batteurs de la Major League de Baseball pendant 17 saisons. Fingers a débuté sa carrière le 15 septembre 1968 et il lancera sa dernière balle dans la plus prestigieuse des ligues, le 17 septembre 1985. 17 saisons au plus haut niveau avec 3 franchises, les Athlétic's d'Oakland, les Padres de San Diego et les Brewers de Milwaukee. Il est considéré comme l'un des meilleurs lanceurs (pitcher) de l'histoire de ce sport, ayant contribué à donner ses lettres de noblesses à ce poste. Rollie Fingers a remporté le prestigieux trophée Cy Young et a été nommé meilleur joueur de la saison en 1981. Il a été élu meilleur joueur des World Series 1974, a été invité sept fois au All Star Game du baseball majeur et été nommé lanceur de l'année en quatre occasions. En 1992 il est élu au Hall of Fame du Baseball et il a toujours gardé sa célèbre moustache.

Shawn KEMP


Que ce soit ces  adversaires ou ses coéquipiers tous décrivent Shawn KEMP de la même façon : « Tu sens ce crescendo, cette masse fondre sur toi, comme une vague qui se forme sur l'océan, elle prend de la vitesse puis déferle sur la plage, Shawn KEMP c'est pareil, tu le vois prendre le ballon à deux mains puis monter, monter et écraser un dunk » ou encore « J'ai toujours dit que ce gars était un ouragan. Tu le vois venir à un kilomètre, comme un orage sur l'horizon, tu sens cette brise avant qu'il arrive, puis il déverse un dunk ». Son illustre partenaire Gay Payton y va aussi de son couplet : « Quand il claque le ballon dans le filet, c'est comme la pluie qui tombe du ciel ». Du coup c'est grâce à Gary PAYTON que Shawn KEMP va gagner son surnom en NBA : le "Rain Man", l'homme qui faisait tomber une pluie de dunk, qui faisait tomber le tonnerre sur la tête de ses adversaires. Puis son surnom de "Rain Man" va devenir the "Reign Man" comme pour le dernier sujet vu sur OSP-USA (The Dome Patrol) grâce à un poster. La petite histoire veut que ce soit en fait l'annonceur officiel des Supersonics, Kevin CALABRO, qui en voyant ce poster dans la foule juste avant d'annoncer chaque joueur à ajouter ce surnom précédant l'entrée sur le terrain de Shawn KEMP. La foule a aimé alors le speaker à garder le surnom et les posters se sont vendus comme des petits pains. 


Car Shawn KEMP ce fût l'un des joueurs les plus spectaculaires de la NBA et une valeur sûre. Débarqué en 1989 au sein de la franchise des Seattle Supersonics, il n'est pas passé pas la case universitaire mais va rapidement s'imposer au sein des Sonics puis devenir une star NBA au milieu des années 90 collectionnant les invitations au All Star Game et plus seulement pour participer au concours de Dunk.


En 1994-95, il porte haut les couleurs des Sonics qui deviennent une des équipes les plus redoutées de NBA qui sera surnommée le « Sonic Boom ».  Aux côtés de Gary Payton, Detlef Schrempf, Hersey Hawkins et Sam Perkins, le numéro 40 de Seattle accumule les performances de choix. Kemp réalise sa meilleure saison en 1995-96 et glanera avec Seattle 64 victoires pour seulement 18 défaites en saison régulière.  Il aligne son record aux points (19,6), aux rebonds (11,4), à la réussite au tir (56,1 %) et au temps de jeu (33,3 minutes), en marquant au moins 10 points et 10 rebonds au cours de 75 des 79 matchs qu’il dispute.  Suspendu pour l’ouverture des playoffs, Kemp va mener son équipe aux finales NBA face aux Bulls de Chicago du revenant Michael Jordan. Au cours de cette série finale, "Reign Man" tourne à 23,3 points, 10 rebonds et 2 contres par match mais ne peut empêcher la défaite des siens en 6 manches. Après avoir glané sa 4e participation au All-Star Game, Kemp est élu pour la 3e année consécutive dans le All-NBA Second Team (la 2e équipe type de la ligue). Ensuite il partira à Cleveland où il continuera d'être un joueur spectaculaire et décisif avant de connaitre une fin de carrière sur le déclin à Portland. Mais à ses plus grandes heures, il était un des joueurs préférées des jeunes américains par son style et sa volonté de toujours smasher (il terminera deux fois à la deuxième place du concours de Dunk avec des compositions ultra spectaculaires et tout en puissance, comme son jeu). Cette popularité ne laissait pas insensibles bon nombres de sponsor et surtout Reebok qui tel Nike et Michael Jordan feront de Shawn KEMP un ambassadeur auprès du jeune public, n'hésitant pas non plus à créer une chaussure "KEMP".


Mais Shawn KEMP sera également un personnage trop controversé pour que le bail dure. Son principal problème est qu'il n'arrive pas à contenir toute sa fougue et alterne les actes sulfureux et ceux totalement désintéressés. Il aura 7 enfants illégitimes avec 7 femmes différentes, il sera arrêté en possession de drogue (2 fois et pas avec une petite boulette de shit) mais c'est le même Shawn KEMP qui les veilles de noël, se déguisait en père noël pour distribuer des jouets aux enfants déshérités.  Un personnage, une vedette avec tout ce que ça comporte mais un homme qui est resté accessible et si vous allez à Seattle vous pourrez peut-être le croiser au Oksar's Kitchen son bar-restaurant autour du sport où il passe souvent et n'hésite pas à poser avec les clients. Il suffit de voir la page Facebook du Oksar's Kitchen pour le vérifier. Enfin pour conclure, on trouve pas mal de compil sur Shawn KEMP sur internet mais celle-ci reste ma préférée, 2 minutes 50 de pure bonheur.


P.S : Les images Panini d'habitude que je mets sur OSP-USA sont issus des albums de la fin des années 80 (Voir le sujet Intro OSP-USA). A cette époque Shawn KEMP ne figurait pas dedans vu qu'il est arrivé en NBA en 1989 et qu'il lui a fallu quelques saisons pour s'imposer. En revanche à l'époque où il émerge, au début des années 90, sur Lyon se trouvait des revendeurs de carte Upper-Deck et j'avoue que ce soit en Foot US et NBA j'achetais régulièrement des packs de cartes. Donc c'est pour cela que j'ai choisi ces cartes Upper-Deck pour illustrer le sujet sur Shawn KEMP. En plus j'aimais bien cette cartes car derrière il y avait toujours une pluie d'informations :

vendredi 8 février 2013

The Dome Patrol


La patrouille du Dôme en français, en référence au Superdome de Louisianne, le stade où se produit les Saints de la Nouvell-Orléans depuis 1975. Cette patrouille c'est tout simplement le corps des Linebackers des Saints entre 1986 et 1992. Ce Linebacking Corp est composé de 4 linebackers, deux aux extérieurs (droite et gauche, les outside linebackers) et de deux à l’intérieur (Inside linebackers) et ils avaient pour nom : Rickey Jackson, Pat Swilling, Sam Mills et Vaughan Johnson. Durant ces 6 saisons, nos 4 compères vont totaliser 18 pro-bowls et surtout en 1992 les 4 linebackers des Saints font le voyage ensemble jusqu'à Honululu où se déroule le Pro-Bowl chaque année. Aucune autre franchise n'a réussi à ce jour à en faire autant. Mais au-delà de ces 4 individualités, ce Linebacking Corp représente bien plus aux yeux des fans de la Nouvelle-Orléans. En effet depuis la création de la franchise et son arrivée dans la NFL en 1967, les Saints font l'objet de toutes les railleries car ils enchaînent les saisons calamiteuses et jusqu'en 1986, ils n'ont disputé aucun match de playoffs. Alors lorsqu'en 1987, l'équipe dispute son premier match de playoff sous la casquette du coach Jim MORA, il ne faut pas s'y tromper, les Saints le doivent avant tout à leur défense et plus particulièrement à ses 4 linebackers. Mieux lors des saisons qui suivent, les Saints sont l'équipe qui fait peur et tout le monde craint d'affronter ces 4 linebackers qui fauchent tout ce qui se présente, qui arrachent tous les ballons. Plus qu'une participations aux playoffs, la "Dome Patrol" a imposé dans la NFL le respect vis à vis des Saints de la Nouvelle Orléans. Voici la présentation plus détaillé de ces 4 terreurs du turf du Superdome. (A noter que toutes les vignettes sont des Panini issues des deux seuls albums sortis par la maison italienne sur la NFL en 1988 et 1989. Depuis quelqes années Panini est de retour pour la NFL mais avec des cartes et plus des vignettes autocollantes).


Rickey Jackson – LOLB – 1981/1993 – #57

Un monstre ! Sur une période longue de 13 saisons (195 matchs), Rickey Jackson aura amassé 1104 tackles, 115 sacks, 38 Forced Fumbles, et 7 interceptions pour 67 yards. Six fois Pro Bowler et 4 fois All Pro, il est par son activité incessante, la plus grande menace de la Dome Patrol. Preuve en est, il terminera 6 saisons avec au moins 10 Sacks. Son Coach, Jim Mora, dira d’ailleurs de lui : "Si je me trouvais dans une situation où je doive défendre ma vie, et que je pouvais choisir un gars que j’ai entraîné, ce serait Rickey Jackson" . Il finira sa carrière chez les Niners à la position de Right Defensive End, équipe avec laquelle il décrochera le titre en 1994 (SB XXIX). Son numéro aux Saints, le 57, a été retiré, et Jackson à fait son entrée au Hall Of Fame. Une belle consécration pour un joueur tout simplement énorme !

Pat Swilling – ROLB – 1986/1992 – #56

Spécialiste du pass rush au sein de la Dome Patrol, Pat Swilling amasse 76.5 sacks, 24 FF, 3 interceptions pour 63 yards et 1 TD avec les Saints. Il livre même 2 saisons énormes en 1989 avec 16.5 sacks, et en 1991 avec 17 sacks, année après laquelle il est élu Defensive Player Of The Year. Il sera élu 2 fois All Pro et disputera 4 Pro Bowls avec les Saints, avant de partir sous d’autres cieux et d’aller finir sa carrière avec les Raiders, après un passage aux Lions. Dommage, car les meilleures saisons des Saints interviendront sous l’ère de la Dome Patrol, et Swilling a tout de même disputé 4 fois les Playoffs en Louisiane. Malheureusement, son désir de remporter un titre l’aura poussé à changer d’air et à rompre une très belle histoire, et surtout l’un des "Linebacker Corps" les plus impressionnants de tous les temps.


Sam Mills – LILB – 1986/1994 – #51

Beaucoup de plaquages (894 et 40 Assists), quelques sacks (10.5), des Forced Fumbles (16), des interceptions (4), et des TD’s (3), Sam Mills était complet. Jugé trop petit pour le football (1.80 m), il débute sa carrière en USFL avant d’être remarqué par les Saints et d’arriver dans la franchise en 1986. Inside Linebacker au sein de la Dome Patrol, Mills prouve alors qu’il n’est pas spécialement nécessaire d’être grand pour évoluer à ce poste, révolutionnant au passage la position en ouvrant la porte à des joueurs plus petits. Il joue 5 fois le Pro Bowl, dont une alors qu’il évolue aux Panthers, équipe avec laquelle il termine sa carrière. Jim Finks, à l’époque président des Saints, dira de lui : "He has extraordinary strength and drive, and extraordinary humanity"  . Mills partira malheureusement trop tôt, à 45 ans, d’un cancer incurable alors qu'il était le coach défensif des Panthers de Caroline qui ira au Superbowl en 2003, grâce notamment à un super corps de Linebackers (Dan Morgan, Will Withearspoon...).



Vaughan Johnson – RILB – 1986/1993 – #53

Voici le quatrième larron de la célèbre Dome Patrol. Tout comme Mills, il débute sa carrière professionnelle en USFL, aux Jacksonville Bulls, avant de rejoindre les Saints la même année que son compère, en 1986. Ils forment à eux deux un duo d’Inside Linebackers très craint, même si les performances de Johnson sont légèrement en deçà de celles de son binôme. Ses stats sont tout de même intéressantes : 669 Tackles, 12 sacks et 11 FF, 4 INT pour 68 yards. Johnson, au même titre que ses trois acolytes, mérite donc une place dans le meilleur linebacker corp de l'histoire, même s’il est difficile de dire si son rendement aurait été aussi bon au sein d’une défense moins impressionnante. Vaughan Johnson effectuera une saison aux Eagles avant de raccrocher et de prendre une retraite bien méritée.


En 2010 la NFL, avait lancé une série de films pour élire le meilleur Linebacking Corp de l'histoire de la franchise. Chaque semaine, elle révélait son top ten. Et devant les Steelers des années 90 (Kevine Greene, Greg Lloyd...), les Giants de Bill Parcells (Lawrence Taylor, Pepper Johnson, Carl Banks), les monstres du Midway à savoir les Bears de 1985 (Mike Singletary, Wilbur Marshall, Buddy Ryan...) et même, même le Steel Curtain de Pittsbugh dans les Seventies qui gagna 4 superbowls avec les deux terrifiants Jack Lambert et jack Ham et bien devant toutes ces défenses incroyables, la "Dome Patrol" fût choisie comme le meilleur corps de linebackers de l'histoire de la NFL. Voici ce petit film de moins de 5 minutes


Au fait vous savez pourquoi ce surnom de Dome Patrol a été immortalisé ? Et bien tout simplement à cause d'un poster que les fans brandissaient dans les travées du Superdome. Ce simple poster :

mardi 16 octobre 2012

Chuck CECIL était-il trop vicieux pour la NFL ?


Ce n’est pas moi qui pose cette question mais le très sérieux magazine américain, Sports Illustrated en 1993. Avant de répondre voici un petit brief sur la carrière de ce fou. Chuck CECIL jouait au poste de Safety, le dernier défenseur de l’escouade défensive (sorte de libéro au football) et en arrivant dans la NFL il avait déjà une solide réputation qui le précédait depuis ses années à l’université d’Arizona. Si Chuck CECIL était considéré comme l’un des plus féroces et dangereux plaqueur du football universitaire, il était aussi un joueur hors pair, qui va marquer l’histoire des Wildcats d’Arizona. Il collectionne plusieurs records en quittant l’université d’Arizona, comme tout d’abord le plus grand nombre d’interceptions (21 en 4 années) mais également le plus grand nombre d’interceptions en une seule partie (Il piquera 4 fois le ballon au quaterback de  Stanford en 1987). Surtout il marque de son empreinte les grandes rencontres, comme en 1986 dans la grande rivalité qui oppose les Wildcats d’Arizona aux Sun Devils d’Arizona State. Ce jour-là, Chuck CECIL retournera une interception sur 100 yards pour donner la victoire finale à son école. Cette action en 2000 a été élue « the greatest play in Wildcat football history ». Chuck CECIL figure désormais au panthéon des plus grands joueurs de la prestigieuse université d’Arizona. C’est donc tout naturellement qu’il est drafté en 1988 par les Green Bay PACKERS. En NFL Chuck CECIL gagnera un surnom au début des années 90, le « Scud » comme le missile, nous sommes alors en plein guerre du Golfe il faut le rappeler ? Pourquoi ce surnom ? Car Chuck CECIL a sa propre technique pour plaquer, il baisse la tête et s’élance vers l’adversaire en décollant les deux pieds du sol. Alors des fois il loupe le coureur et cela nous donne un joli effet de style, comme en Irak quand les Scuds loupaient leurs cibles. Mais bon quand ça faisait mouche, ça laissait un sacré impact. Je vous laisse apprécier comment CECIL dégomme le coureur des Chicago Bears, Neal Anderson qui n’est pourtant pas le premier venu :


Ce genre de plaquage, va gêner la NFL. Car si Chuck CECIL est un très bon footballeur, voir un des tous meilleurs (il ira au Pro Bowl en 1992, le All Star Game du Foot U.S), il est formellement interdit de plaquer avec un coup de casque. Le casque doit servir à protéger les joueurs et non pas comme outils pour plaquer l’adversaire. Alors en 1993, Sports Illustrated  sort cette couverture :


Il faut dire que le bonhomme est assez barjot, il aime le contact et adore se faire photographier avec le visage en sang.


Seulement ce mode de fonctionnement à un prix à payer. Après 4 belles saisons avec Green Bay, Chuck CECIL retourne chez lui en Arizona, pour jouer avec les Cardinals mais on lui impose de jouer avec un casque spécial pour limiter les commotions cérébrales. Oui car à force de se prendre pour un Scud, le Chuck, il les collectionne les commotions.  Du coup il doit jouer avec un casque auquel on ajoute une coque supplémentaire. On appelle ce casque le « Gazoo Helmet » et ça ressemble à ça :


On en verra qu’au milieu des années 90 et après ça disparaîtra. Au fait vous savez pourquoi on appelle ça un « Gazoo Helmet » ? En fait Helmet, comme vous êtes bilingue, vous savez que ça veut dire casque et Gazoo c’est le nom d’un personnage de dessin animé de la famille Pierrafeu :


Chuck CECIL, arrêtera sa carrière de joueur assez tôt en 1995, trop de commotions étant néfaste à son rendement sur le terrain. Depuis il a embrassé une carrière d’entraineur adjoint spécialisé dans le secteur défensif. Avec tout de même une certaine réussite, il est aujourd’hui l’un des coordinateurs défensifs des Rams de St-Louis, qui d’ailleurs possède une des meilleures défenses de la ligue bien que composé de très jeunes joueurs. A suivre…

jeudi 27 septembre 2012

Les Trifons du Baseball - Dick TIDROW


Un joueur mineur de la MLB, mais qui aura tout de même joué au New York YANKEES et gagné deux fois le titre suprême, les World Series en 1977 et 1978. Joueur de l'ombre, il gagne un surnom "Dirt", qu'on pourrait traduire par le crado. ce surnom il l'a gagné quand il évoluait aux Yankees et ce sont ces coéquipiers qui l'ont appelé ainsi car il arrivait toujours à l'entrainement avec un équipement crado et ses chemises  (celles pour jouer et pas celle qui porte à la ville) couvertes de tâches. Après 5 saisons dans la grande pomme, il file vers la cité des vents, Chicago. Tout d'abord au Cubs et fort de son surnom de "crado" il va travailler son image, se laisse pousser les favoris, des bacchantes pas possibles et il a complètement oublié à quoi servait un peigne. 

A défaut de briller sur les terrains il fait le bonheur des gamins qui collectionnent les cartes de Baseball. Chaque année la "Dick TIDROW" est une valeur sûre tant le bonhomme prend un malin plaisir à soigner son look. J'en ai choisi que deux mais la palette aurait pu être plus large. La vignette du haut est avec l'autre club de Chicago, les White Sox. Le petit détail que j'aime bien dans cette carte, c'est l'ancien logo des White Sox, tellement Old School. Je pense que prochainement sur Old School Panini - USA (dès que j'aurais le temps) je parlerais des logos en basket, foot US, baseball et hockey. L'historique de ces évolutions est parfois très riche et intéressant. En attendant celui des White Sox, qui fait très jeu vidéo du début des années 80 :

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