mardi 16 octobre 2012

Chuck CECIL était-il trop vicieux pour la NFL ?


Ce n’est pas moi qui pose cette question mais le très sérieux magazine américain, Sports Illustrated en 1993. Avant de répondre voici un petit brief sur la carrière de ce fou. Chuck CECIL jouait au poste de Safety, le dernier défenseur de l’escouade défensive (sorte de libéro au football) et en arrivant dans la NFL il avait déjà une solide réputation qui le précédait depuis ses années à l’université d’Arizona. Si Chuck CECIL était considéré comme l’un des plus féroces et dangereux plaqueur du football universitaire, il était aussi un joueur hors pair, qui va marquer l’histoire des Wildcats d’Arizona. Il collectionne plusieurs records en quittant l’université d’Arizona, comme tout d’abord le plus grand nombre d’interceptions (21 en 4 années) mais également le plus grand nombre d’interceptions en une seule partie (Il piquera 4 fois le ballon au quaterback de  Stanford en 1987). Surtout il marque de son empreinte les grandes rencontres, comme en 1986 dans la grande rivalité qui oppose les Wildcats d’Arizona aux Sun Devils d’Arizona State. Ce jour-là, Chuck CECIL retournera une interception sur 100 yards pour donner la victoire finale à son école. Cette action en 2000 a été élue « the greatest play in Wildcat football history ». Chuck CECIL figure désormais au panthéon des plus grands joueurs de la prestigieuse université d’Arizona. C’est donc tout naturellement qu’il est drafté en 1988 par les Green Bay PACKERS. En NFL Chuck CECIL gagnera un surnom au début des années 90, le « Scud » comme le missile, nous sommes alors en plein guerre du Golfe il faut le rappeler ? Pourquoi ce surnom ? Car Chuck CECIL a sa propre technique pour plaquer, il baisse la tête et s’élance vers l’adversaire en décollant les deux pieds du sol. Alors des fois il loupe le coureur et cela nous donne un joli effet de style, comme en Irak quand les Scuds loupaient leurs cibles. Mais bon quand ça faisait mouche, ça laissait un sacré impact. Je vous laisse apprécier comment CECIL dégomme le coureur des Chicago Bears, Neal Anderson qui n’est pourtant pas le premier venu :


Ce genre de plaquage, va gêner la NFL. Car si Chuck CECIL est un très bon footballeur, voir un des tous meilleurs (il ira au Pro Bowl en 1992, le All Star Game du Foot U.S), il est formellement interdit de plaquer avec un coup de casque. Le casque doit servir à protéger les joueurs et non pas comme outils pour plaquer l’adversaire. Alors en 1993, Sports Illustrated  sort cette couverture :


Il faut dire que le bonhomme est assez barjot, il aime le contact et adore se faire photographier avec le visage en sang.


Seulement ce mode de fonctionnement à un prix à payer. Après 4 belles saisons avec Green Bay, Chuck CECIL retourne chez lui en Arizona, pour jouer avec les Cardinals mais on lui impose de jouer avec un casque spécial pour limiter les commotions cérébrales. Oui car à force de se prendre pour un Scud, le Chuck, il les collectionne les commotions.  Du coup il doit jouer avec un casque auquel on ajoute une coque supplémentaire. On appelle ce casque le « Gazoo Helmet » et ça ressemble à ça :


On en verra qu’au milieu des années 90 et après ça disparaîtra. Au fait vous savez pourquoi on appelle ça un « Gazoo Helmet » ? En fait Helmet, comme vous êtes bilingue, vous savez que ça veut dire casque et Gazoo c’est le nom d’un personnage de dessin animé de la famille Pierrafeu :


Chuck CECIL, arrêtera sa carrière de joueur assez tôt en 1995, trop de commotions étant néfaste à son rendement sur le terrain. Depuis il a embrassé une carrière d’entraineur adjoint spécialisé dans le secteur défensif. Avec tout de même une certaine réussite, il est aujourd’hui l’un des coordinateurs défensifs des Rams de St-Louis, qui d’ailleurs possède une des meilleures défenses de la ligue bien que composé de très jeunes joueurs. A suivre…

jeudi 27 septembre 2012

Les Trifons du Baseball - Dick TIDROW


Un joueur mineur de la MLB, mais qui aura tout de même joué au New York YANKEES et gagné deux fois le titre suprême, les World Series en 1977 et 1978. Joueur de l'ombre, il gagne un surnom "Dirt", qu'on pourrait traduire par le crado. ce surnom il l'a gagné quand il évoluait aux Yankees et ce sont ces coéquipiers qui l'ont appelé ainsi car il arrivait toujours à l'entrainement avec un équipement crado et ses chemises  (celles pour jouer et pas celle qui porte à la ville) couvertes de tâches. Après 5 saisons dans la grande pomme, il file vers la cité des vents, Chicago. Tout d'abord au Cubs et fort de son surnom de "crado" il va travailler son image, se laisse pousser les favoris, des bacchantes pas possibles et il a complètement oublié à quoi servait un peigne. 

A défaut de briller sur les terrains il fait le bonheur des gamins qui collectionnent les cartes de Baseball. Chaque année la "Dick TIDROW" est une valeur sûre tant le bonhomme prend un malin plaisir à soigner son look. J'en ai choisi que deux mais la palette aurait pu être plus large. La vignette du haut est avec l'autre club de Chicago, les White Sox. Le petit détail que j'aime bien dans cette carte, c'est l'ancien logo des White Sox, tellement Old School. Je pense que prochainement sur Old School Panini - USA (dès que j'aurais le temps) je parlerais des logos en basket, foot US, baseball et hockey. L'historique de ces évolutions est parfois très riche et intéressant. En attendant celui des White Sox, qui fait très jeu vidéo du début des années 80 :

mardi 25 septembre 2012

Le jour où Dee BROWN est devenu l'ambassadeur de la Pump de Reebok


Week-end du All Star Game 1991, le rookie Dee Brown, meneur remplaçant des Celtics de Boston est invité au traditionnel concours de dunk. Ce Slam Dunk contest depuis la victoire de Michael JORDAN en 1988 est devenu un grand rendez-vous pour tous les fans de basket. Pour Dee Brown alors inconnu en NBA c’est le moment de frapper un grand coup pour se faire un nom dans la NBA. D’autant qu’il est l’invité de dernière minute, présent pour le match des rookie, il participe au concours de dunk qu’en raison d’un désistement de dernière minute. IL va gagner le concours avec son dernier smash, à smash à l’aveugle qui va devenir sa marque : le no-look dunktm . Mais encore plus que ce dunk, ce qui va faire la renommée de Dee Brown encore aujourd’hui, c’est le petit geste juste avant de s’élancer, voici la vidéo :



Hop avec deux coups de pression sur le ballon de ses Pump, Dee Brown fait la meilleure publicité possible pour Reebok ! Le plus marrant dans l’histoire c’est qu’au départ ce n’était pas son idée. IL raconte à la fin de sa carrière cet épisode : « En fait aux essais le matin, j’ai vu Rex CHAPMAN le faire, le joueur de Phoénix mais ça personne ne l’a vu hormis les concurrents car la salle était encore vide. Le All Star Game se jouait chez lui et Chapman était très nerveux et lors de ses essais il a oublié de le refaire ou je ne sais quoi. Si bien que lorsque ce fût mon tour, j’y ai repensé. Mon sponsor, comme tous les joueurs des Celtics est Reebok vu que la société est originaire de la ville et j’avais reçu mes Pumps seulement quelques jours avant le All Star week-end. Sur le coup ma seule idée était de me mettre le public dans la poche car je me pensais que Chapman devait le faire souvent. Vous connaissez la suite… ». La suite, c’est ce geste que tous les joueurs dans les cours d’écoles et dans les playgrounds vont reproduire. Pour Reebok c’est le jackpot, le coup de pub inespéré. Dee Brown, devient ambassadeur de la marque, sur tee-shirts, dans les magazines, à la TV et en hommage à ce dunk, il y a quelques années, la marque sortira un modèle appelé : « Dee Brown ».


Ce sera le fait le plus marquant de la carrière de Dee Brown, qui en douze saison NBA ne sera titulaire que deux années seulement mais qui réussira sa reconversion en devenant un commentateur TV émérite du basket.

lundi 24 septembre 2012

Les Trifons du Foot U.S - Moses DENSON


Un joli gaillard que ce Moses DENSON. Ce running back qui accusait à son poids de forme les 98 kilos pour un mètre 86 a eu une carrière très modeste dans la NFL. A sa sortie de l'université de Maryland, il ne trouve pas preneur dans la NFL alors il fila au Canada joué dans la seconde ligue professionnelle ua monde, la CFL. Il joue pour les Alouettes de Montréal et pendant 3 saisons il sera une star au Canada. Sélectionné All Star, il remporte le championnat avec Montréal en 1970, s'illustrant lors de la finale en inscrivant un touchdown décisif. Ce coup de projecteur lui donne un strapontin pour venir jouer en NFL et il signe aux Washington Redskins. Hélas il ne restera que deux saisons avec des stats très moyennes qui ne permettront pas de s'imposer au plus haut niveau. Reste cette magnifique carte avec un look comme on en voit plus souvent chez les joueurs de foot américain quand ils retirent leurs casques !

mardi 11 septembre 2012

Les Trifons du Baseball - Ken PHELPS


Alors là on a encore un sacré client, une bonne tête de vainqueur comme on pourrait se laisser aller à dire. Pourtant attention derrière sa moustache et son air nigaud Ken Phelps fût un sacré joueur de Baseball avec une carrière assez bizarre et qui vaut qu'on s'y arrête un peu plus qu'un simple sourire en regardant sa trogne d'idiot du village avec sa caquette des Mariners. Ken PHELPS a bien galéré pendant des années avant d'être propulsé sous les feux des projecteurs. Drafté dès sa sortie de l'université notamment par les yankees de New York, il atterrit finalement à Kansas City mais pendant 10 ans il ne jouera quand Minor League, l'antichambre de la Major League. Finalement il a sa chance en 1986 avec les Seattle Mariners alors qu'il a 31 ans. Un papy, sauf que l papy à moustache et aux lunettes qui lui couvrent la moitié de la face ne va pas laisser passer sa chance. Pour sa première saison complète au plus haut niveau, il tape 51 home-run !! Passer al barre des 50 home-run en un seul exercice est très très rare seuls les plus grands franchissent ce cap. Du coup Ken Phelps part à la "Grande Pomme" et enfile la tunique mythique des New York Yankees.

A New-York il ne vas pas devenir la coqueluche du Yankee Stadium, la faute à un transfert qui a déchiré le cœur des fans. George Steinbrenner, l'ex propriétaire fou et controversé des Yankees, transfert en cours de saison une de ses plus grosse vedettes,  Jay Buhner en échange de Ken Phelps. Le problème c'est que ken Phelps va perdre sa magie à New-York, devenir la cible des reproches des new-yorkais. Une haine exacerbée un an après par le départ et la réussite de Phelps à Oakland. En Effet Phelps reste qu'une saison et demi à New York et ne frappe que 17 Home Run avant de partir chez les Athlétic's d'Okland avec qui il remportent les World Series dès son arrivée. S'en est trop pour les fans des Yankees et la vengeance la plus savoureuse sera dans cet épisode mythique de Seinfeld ! Pour les fans c'est l’épisode du "caddy" dans la saison 7. La scène est tellement mythique que je me laisse vous la raconter. Georges Constanza s'est fait embaucher par les Yankees de New York et bosse au sein de l’administration du club. Comme c'est une bonne feignasse, il a l'idée de laisser sa bagnole toute la nuit sur le parking du boulot. Ainsi ses collègues et en premier lieu George Steinbrenner lui-même pense qu'il est un vrai stakhanoviste. Sauf qu'un jour, son voisin Kramer explose sa voiture et, je vous passe les détails, tout le monde pense qu'il est mort au boulot. George Steinbrenner, se déplace en personne chez ses parents pour leur annoncer la nouvelle, qu'ils viennent de perdre leur fils unique. La réaction du père, qui rencontre Steinbrenner pour la première fois et qui vient d'apprendre la mort de son fils, est fabuleuse je trouve et ça concerne notre héros du jour Ken Phelps. J'ai essayé de traduire les dialogues, excusez mon anglais est très loin d'être parfait :


Steinbrenner : Madame Costanza?

Mme Constanza : Oui ?

Steinbrenner : Je m’appelle George Steinbrenner et j’ai une terrible nouvelle à vous annoncer, cela concerne votre fils.

Il monte dans le salon des Constanza

Mme Constanza : Je ne peux pas le croire. Il était si jeune. Coment cela est arrivé ?

Steinbrenner : Vous savez, votre fils travaillait trop, il était le premier arrive le matin, il partait en dernier quand il faisait nuit, ce type était une machine humaine.

Mme Constanza : Vous êtes sûr que vous parlez de George?

Steinbrenner : Vous êtes bien monsieur et madame Costanza?

Mr Constanza : Mais quell diable vous à piquer pour vendre Jay Buhner ? Il avait frappé plus de 30 Home Run et 100 coups sûrs l’année dernière !! Il avait un lance missile à lap lace du bras ! Mais vous saviez pas ce que vous faisiez ou quoi ??

Steinbrenner : Bien sûr Buhner était un super joueur, il n’y a rien à redire. Mais mes assistants adoraient le coup de batte de Ken Phelps et ils n’arrêtaient pas de me répéter : "Ken Phelps, Ken Phelps." 

Bon comme je suis pas forcément un bon traducteur, je vous laisse le plaisir de regarder cette vidéo en V.O,  ne quittez pas des yeux le père pendant cette scène, c'est mythique :

video

jeudi 6 septembre 2012

Les Trifons du Baseball - Pete LADD


Pete LADD pitcher (lanceur au Baseball qui doit mettre hors-circuit le batteur) dans les années 80 a fait seulement quelques apparitions en ligue professionnelle, notamment aux Houston Astros, Milwaukee Brewers et Seattle Mariners comme sur la carte ci-contre mais j'ai une théorie pour expliquer ses apparitions épisodiques au plus haut niveau. En fait Pete LADD n'a jamais existé, c'est un pseudonyme de l'artiste "Weird" Al Yankovic, célèbre humoriste américain. Al Yankovic s'est fait connaitre pour ses parodies de clips musicaux (notamment ceux de Mickaël Jakson où Beat It est devenu Eat It et Bad s'est transformé en Fat) mais quand on voit la carte de Pete LADD de 1986 et une photo de l’artiste, il n'y a aucun doute, ce sont les mêmes !! 

Al Yankovic
En 1986 justement, Al Yankovic, réalisait une de ces parodies les plus célèbres, Fat de Mickaël Jakson, à dévorer comme le dit si bien Herbert Léonard, pour le plaisir :

mercredi 5 septembre 2012

Les Trifons du Baseball - Greg MINTON


Vous êtes de plus en plus nombreux à suivre OSP-USA alors j'ai décidé d’augmenter la fréquence des sujets et surtout d'appliquer la recette qui a fait le succès de son grand frère sur le football, à savoir des galeries de "Trifons" en veux tu en voilà. Et je peux vous promettre que de l'autre côté de l’Atlantique les joueurs de Baseball et Foot U.S des années 70 et 80 n'ont rien à envier à leurs homologues du soccer de Bulgarie ou d’Allemagne de l'Est. Pour ouvrir le bal, on va attaquer avec le Baseball et Greg MINTON ancien pitcher des San Francisco GIANTS.Bon à voir sa dégaine on ne diariat pas à première vue que Minton était une pointure dans son domaine et pourtant. Et pourtant il sera le lanceur n°1 des Giants pendant plus de 15 ans. Il déteint même un record qui tient toujours aujourd'hui, celui du plus grand nombre de lancer sans concéder de Home Run. Bon par contre ce qui transpire plus facilement quand on le regarde poser fièrement avec sa casquette et ses lunettes, c'est son surnom donné par ses coéquipiers : "Moon Man". Car si le bonhomme avait toujours la tête dans la lune, ce surnom il a surtout gagné après être rentré chez lui un jour avec le bus de l'équipe ! Dans les diverses anecdotes que racontent ses ex-coéquipiers, il y a celle-ci aussi qui m'amuse beaucoup et qui va contribuer à maintenir la légende de ce Pierre Richard du Baseball. En effet quel ne fut pas leur surprise de le voir débouler sur le terrain à l'échauffement avant un match de Major League avec la chemise...d'une autre équipe ! Ça s'invente pas ce genre d'histoire

lundi 3 septembre 2012

Ickey WOODS, devenu star grâce à deux pas de danse à la con


Ah la magie des sports U.S est quelque chose d’insondable et voici encore un exemple qui prouve que les faveurs du public américain sont décidément difficiles à cerner. A la fin des années 80 Ickey Woods va faire déferler sur l’Amérique une « Ickey-mania » à partir de deux pas de danse tout con. Pourtant il ne fut pas le premier, ni le plus original et Woods n’a pas été un grand joueur de la NFL, tout juste un bon joueur et encore pas très longtemps, alors voici comment il a réussi à rentrer dans la postérité du Foot U.S. Bon joueur universitaire à UNLV, l’université de Las Vegas pas très réputée pour son équipe de Foot américain pourtant, Ickey Woods est drafté en 1988 par les Cincinatti Bengals. Il évolue au poste de Fullback, c'est-à-dire le coureur lourd qui, en priorité, sert de flancker au Running Back pour lui ouvrir des brèches dans la défense adverse. A la différence des bloqueurs de la ligne offensive, le Fullback peut porter le ballon et capté des passes du quaterback même si en général, on utilise ces options que pour les gains courts. Il faut dire qu’en général le fullback est souvent un joueur au physique impressionnant pour pas dire lourd, chargé d’entrer en collision très rapidement avec le joueur adverse donc par définition il n’est pas aussi rapide et mobile que le Running Back, chargé de porter le ballon dans le jeu de course de l’équipe. Mais c’est pourtant dans ce domaine que le jeune Ickey Woods va se faire remarquer dès sa première saison car lui il porte très bien le ballon. Plus de 1000 yards dès sa première saison et 15 touchdowns, deuxième meilleur total de la ligue à la course, cette année-là. Les Bengals sont irrésistibles et vont au Super-Bowl où ils sont à deux doigts de défaire les 49ers de Montana. Mais si le public va aduler Ickey Woods, ce n’est pas pour ses exploits sur le terrain, enfin pas directement. 

Non ce qui va plaire au public, c’est la célébration de chaque touchdown marqué par Ickey Woods ! Mais le pire c’est que cette célébration est toute moisie, il faut le reconnaitre. Deux petits pas à droite, deux petits pas à gauche et hop on « spike » le ballon au sol. C’est tout nul mais ça marche, ça devient une folie et le public n’attend que ça, dès que Cincinatti s’approche de la zone d’en but, le public scande le nom d’Ickey Woods pour le voir franchir la ligne. Et dès qu’Ickey Woods y parvenait, le joueur se lançait dans une folle danse qui, au fil du temps et de sa popularité croissante, a pris le nom de “Ickey Shuffle”. Woods en joue et rapidement après chaque touchdown, il prend le ballon et court devant une caméra pour mieux immortaliser chaque danse. A partir de là, la machine médiatique s’emballe, on le voit faire des pubs à la TV avec sa propre mère, il apprend à ses coéquipiers à en faire de même, vend des tee-shirts et sans parler de toutes les pastiches ! Voici un petit best-of vidéo, de la carrière d’Ickey Woods où on peut voir tout ça :

video


Bon la suite de sa carrière fut moins heureuse, car l’inventeur d’une des célébrations les plus simples ou les plus débiles (selon qu’on aime ou qu’on n’aime pas) de l’histoire du sport a connu plusieurs sévères blessures, dont une en 1990 au genou où il mettra 13 mois à s’en remettre et revenir sur un terrain. Sam Wyche, le coach ne l’avait pas attendu et avait entre temps titularisé un autre Fullback. Conséquence, les Bengals décident de se séparer de Woods en 1991. Le joueur prend alors la décision irrévocable d’arrêter sa carrière et n’aura plus jamais l’occasion de danser le Ickey Shuffle. Il aura tout de même parcouru 1525 yards pour 27 Touchdowns au cours de sa carrière, et restera l’inventeur d’une des célébrations de Touchdown les plus connues à travers les décennies, et qui a même été reprise dans des films et des séries, l’exemple le plus célèbre restant l’interprétation de Barney dans « How I Meet Your Mother »… Pour les amoureux de la série (Attention dans le doublage français il y a quelques loupés, sur le nom du coach et les stats d’Ickey Woods mais on s’en fout) :

video

mardi 14 août 2012

Isiah THOMAS


Isiah THOMAS connaît une enfance difficile dans la banlieue de Chicago où il est très proche d'un gang. Mais son salut il va le trouver dans le sport et le basket plus précisémment pour cet athlète qui choisira de lui-même de rester dans le droit chemin. Il suit donc le chemin de l'école et intègre le lycée de Saint-Joseph qui possède une bonen tradition de basket. A St-Joseph il se fait remarquer en remportant le titre 1978 de l’État de l'Illinois, il obtient une bourse pour aller étudier à l'université d’Indiana où l'équipe de basket-ball est entraînée par le légendaire Bobby Knight. La carrière d'Isiah THOMAS au plus haut niveau peut alors débuter. Dès sa première saison, il devient incontournable dans le paysage de la NCAA. Choisi pour représenter les États-Unis lors des Jeux olympiques de 1980, il ne peut jouer avec la sélection car les États-Unis boycottent les Jeux moscovites. À 19 ans, il n'effectue pas ses deux dernières années universitaires et se présente à la draft en 1981 après avoir remporté le titre universitaire NCAA 63-50 avec son équipe des Indiana Hoosiers face à North Carolina. Isiah Thomas est élu meilleur joueur du final four universitaire. Il est sélectionné en deuxième position du premier tour de la draft en 1981 (derrière Mark Aguirre) par les Detroit Pistons équipe de NBA dont il va très vite devenir le leader. Il inspire son équipe composée de Joe Dumars, Bill Laimbeer, Mark Aguirre (arrivé en 88 à Detroit) et Dennis Rodman avec une défense de fer à la limite de l'interdit pour laquelle ils sont surnommés les Bad Boys. Thomas emmène les Pistons à plusieurs finales de championnats consécutifs (1988-1989 et 1990). Les Pistons seront champions NBA en 1989 et en 1990 avec Chuck Daly comme entraîneur. Durant ces années phares pour la franchise de Détroit, l'histoire des pistons sera marqué par la rivalité avec les Chicago Bulls et des matchs de playoffs d'une rare intensité. Ces playoffs entre Bulls et Pistons à la fin des années 80 et débuts des années 90 vont faire exploser les audiences TV car l'amérique se régalait de l'opposition entre Michael JORDAN et Isiah THOMAS. Mais contrairement à la rivalité entre Magic Johnston et Larry Bird quelques saisons plus tôt celle-ci ne fait pas dans le glamour et le respect. Les coups bas volent surtout du côté de Détroit, la spécialité de la maison il faut dire. Jordan déteste Isiah Thomas et les années ne changeront pas la donne. 


Pour les J.O de 92, Isiah THOMAS est dans un premiers temps sélectionner dans la Dream Team, logique il est le meilleur meneur de jeu de la NBA depuis le retrait de Magic (séropositif, il a annoncé sa retraite des parquets l'année avantl es J.O). Mais sa majesté Jordan ne l'accepte pas si facilement et déclare ne pas vouloir faire partie de la Dream Team si Thomas en faisait partie. John Stockton remplace alors Isiah au poste de meneur de l'équipe américaine aux JO de Barcelone. Mais pour être bien sûr que la NBA ne change pas d'avis, Karl Marlone va s'y déployer et mettre du sien dans l'opération J.O sans Thomas. Le 14 décembre 1991, Isiah Thomas est victime d'un coup de coude du "mailman" en montant au cercle. Thomas nécessite plus de 40 points de suture autour de l'œil. C'est assez impressionnant : 


L'entraîneur des Pistons, Chuck Daly, qui était également celui de la Dream Team, se montre furieux et accuse Malone d'avoir mis le coup de coude intentionnellement pour écarter Thomas de la sélection. Thomas reviendra assez vite sur les parquets mais ne sera plus jamais champion NBA. Il cumule un sacré palmarès, lui qui sera convoqué 12 fois au All Star game et sera trois fois de suite dans la first all NBA team (84, 85 et 86). Malgré une sale réputation, non usurpée il est vrai, de Bad Boy, Isiah Thomas demeurait un joeur élégant sur les parquets dès qu'il avait le ballon, dribleur fou il savait tout faire, défendre, voler des ballons, mais aussi faire des passes décisives (un des tous meilleurs de l'histoire de la NBA) comme shooter à trois points ou venir taper un dunk sur la tête de son adversaire. Considéré comme l’un des meilleurs meneur de jeu de toute l'histoire de la NBA. Thomas est intronisé au Basketball Hall of Fame en 2000 et il reste l'un des joueurs préférés de Will Smith sinon son préféré. D'ailleurs l'acteur n'a pas hésité à le faire venir joueur dans "le prince de Bel-Air" pour assvouir ses phantasmes de playground : 


Enfin et pour conclure sur une note pus en adéquation avec la réalité, voici un petit best of de la palette très large du jeu d'Isiah THOMAS avec quelques une de ses plus belles actions :


vendredi 3 août 2012

Chuck "Concrete" BEDNARIK


Après le sujet sur James HARRISON j’avais envie de faire une série sur les meilleurs linebackers de la NFL et plus précisément sur les plus frapadingues et les plus terrifiants. Cela tombe bien en général ce sont les mêmes. Contrairement au Rugby, le joueur de football américain n’est pas un joueur complet mais un spécialiste. Certains ne toucheront jamais le ballon de leur carrière et se contenteront de bloquer des défenseurs pour protéger leurs quaterback, pour le linebacker c’est différent. Pour lui il n’a qu’une mission arrêter et plaquer l’adversaire. C’est pour cela que ce poste a réuni une ribambelle de barjots qui n’avait qu’à l’esprit de plier le joueur adverse qui porte le ballon. Mais comme toute règle il y a une exception et dans le NFL des années 50-60 Chuck BEDNARIK a été un joueur à part. Il a été le dernier joueur à jouer les matchs complet en évoluant en attaque (bloqueur de la ligne offensive au poste de centre) et en défense il fut l’un des plus effrayants et efficaces linebacker de l’histoire de la ligue. Si le fait qu’il joue les matchs complet lui a valu le surnom de « the last of 60 minutes men » c’est parce qu’avant l’avènement du professionnalisme, le football américain était composé de joueur qui jouait à la fois en attaque et en défense. Chuck BEDNARIK sera le dernier de ces 60 minutes men. Mais ce n’est pas le surnom qui va lui coller à la peau. Chuck sera plus connu en NFL sous le sobriquet de « Concrete Charlie » (Charlie le mur de béton). Pourquoi un tel surnom ? Parce que les attaquants ressortaient comme la Formule 1 d’Ayrton Senna après être rentré de plein fouet dans le mur de béton BEDNARIK ? Si vous pensez que la métaphore est trop sanglante vous allez voir plus tard que le plaquage dévastateur de Bednarik qui a fait sa légende et qui a failli laisser sur le carreau la vedette de l’époque Franck Grifford mérite amplement ce surnom (Au moment du match, devant leurs postes de TV, les américains avaient cru qu’ils avaient assisté en direct à la mort du joueur de New York). Mais en vérité son surnom à une origine bien particulière : Son surnom « Charlie en béton armé » ne vient pas réellement du fait qu’il était comme un mur pour ses adversaires, mais tout simplement qu’il vendait du béton pendant l’inter-saison puisqu’à cette époque, les contrats NFL ne suffisaient pas à faire vivre un homme pendant la saison morte. Son surnom est donc venu tout naturellement, tiré d’un article de Hugh Brown, un journaliste d’un quotidien de Philadelphie, qui avait écrit : « Il est aussi dur que le béton qu’il vend ! »

Mais avant de revenir longuement sur ce plaquage quelques mots sur Bednarik l’un des plus grands enfants de putain que la NFL ait jamais engendré ! Oui le langage est un peu cavalier et emprunté au western (Cf le bon la brute et le truand et les excellentes tirades de Tuco Benedicto Pacífico Juan María Ramírez) mais « Concrete Charlie » BEDNARIK était un joueur méchant, un vrai méchant sur le terrain et est devenu un personnage de l’histoire du football américain. Enfant d’immigrés tchécoslovaques il nait en 1925 dans l’Etat de Pennsylvanie et la seconde guerre mondiale va changer sa vie. Engagé dans l’aviation américaine, il va être à l’intérieur de son bombardier au cœur des combats au dessus de l’Allemagne nazie. Il survivra à plus de 30 missions et reviendra au pays avec le statut de héros de guerre et une chemise où il n’y plus assez de places pour accrocher ses décorations eu égard à ses brillants états de services. Fait chevalier de la médaille de l’air, il compte aussi 4 étoiles de la « service star » et 4 autres de la « Oak Leaf Cluster » toutes ses récompenses sont attribuées a des soldats qui se sont distingués dans des missions dangereuses ou en vol, voir les deux. A la fin de la guerre Bednarik n’a seulement que 20 ans, quand le héros national part à l’université joué au football mais les combats  l’ont grandement marqué  puisqu’il se sait alors être un miraculé, et que cela aura bien sûr une incidence sur sa carrière. Il devient une terreur sur les terrains universitaires et en 1949 il est drafté par les Philadephie Eagles, il est tout simplement choisi en numéro 1 de la draft ! Un choix judicieux pour les Eagles car en 14 saisons Bednarik ne manquera que 3 matchs ! Statistique impressionnante surtout que Bednarik fût le dernier joueur à jouer en attaque et en défense (mais aussi dans les équipes spéciales). Cette polyvalence a pour lui une grande fierté et quand dans les années 90 on lui parlait de Deion Sanders il répondait : « Et quand je dis que je jouais des deux côtés du terrain, c’est qu’il y avait des contacts sur chaque jeu. Tu prenais des coups ! Tu devais tout donner à chaque fois. Pas comme ces trucs de femmelette de nos jours, surtout quand on veut me parler de Deion Sanders…. "Ohhhhh, ce n’est pas merveilleux comment il joue des deux côtés". Il ne joue pas sur les deux tableaux. Il fait juste ses petits pas de jambes. Il joue un match entier sans jamais plaquer. Il ne saurait même pas plaquer ma femme Emma ! ». On commence déjà avec cette phrase a deviner le personnage Bednarik. Mais ce n’est pas fini. Champion de la NFL dès sa première saison  en étant "monstrueux" en finale, Bedanrik va marquer l’histoire de ce sport en étant sélectionné 10 fois all-pro au cours de ses 14 saisons, c'est-à-dire le meilleur joueur du pays à son poste. Mais plus que ses statistiques, que ces titres c’est sa façon de joueur et sa violence qui vont en faire un vrai méchant comme dans les films d’Holywood. Agressif envers tout le monde, Bednarik se transforme sur le terrain et comme il dira dans de nombreuses interviews, dès qu’il a le casque sur la tête il avait la haine de l’adversaire qui montait en lui et il ne pensait plus qu’à une chose, à tuer son adversaire. Pas le tuer physiquement mais l’aplatir, le sortir du terrain qu’il regagne le vestiaire sur une civière. Regardez ce petit documentaire de 5 minutes, qui retrace son parcours, sa vie :



Ah on ne sort pas indemne de l’enfer de la guerre ! En fait c’est comme si John Rambo en revenant du Vietnam au lieu d’aller faire chier les Sheriffs du Dakota du Nord se serait mis à jouer au football américain ! On ne l’imagine pas alors plaquer son adversaire puis l’aider à se relever en lui demandant si ça va, si il n’a pas trop mal. Non Charlie Concrete est un dur et son destin va croiser le chemin de Frank Grifford un soir de novembre 1960 au plus grand dam de ce dernier. La scène se passe à l’ancien Yankee Stadium, le 20 novembre 1960. Les Giants de l’époque n’avaient en effet pas leur propre stade et partageaient celui des New York Yankees. Ce jour là, si les Eagles veulent conserver leurs chances d’aller en finale NFL, ils doivent absolument gagner contre les Giants. Il reste 2 minutes à jouer et les Eagles mènent 17 à 10, mais les Giants sont en train de remonter le terrain afin de pouvoir égaliser et envoyer le match en Overtime. Le QB des Giants Charles Connerly étant blessé, c’est George Shaw qui le remplace. C’est lui qui est à la baguette pour le dernier Drive, et Gifford est aligné comme Running-Back. Frank Gifford c'est la vedette de New York et c'est l'antithèse du personnage de Bedanrik. Frank Grifford est élégant et traine dans les soirées mondaines de New York, le bonhomme est cultivé et sa reconversion au cinéma ou à la télévision est toute tracée. Grifford est le golden boy de la NFL, le fils de bonne famille et le gendre idéal. Hélas sa carrière va s’arrêter net au moment où il croisera Bednarik. Shaw prend le Snap, résiste à la pression et s’échappe de la poche pour trouver Gifford 15 yards plus loin dans le milieu de terrain. Le Running Back attrape le ballon, se retourne et à ce moment précis… Bednarik le percute d’un énorme plaquage ! Le coureur s’écroule et relâche le ballon. Bednarik exulte et crie à Gifford « On a le ballon, le match est terminé ! ». Je vous laisse voir ça en vidéo :


Gifford est lui toujours au sol, inconscient. Il sera évacué du terrain sur une civière suite à une perte de conscience dûe à une commotion. Le choc est tellement terrible que Gifford ne jouera plus de la saison, ni même de la saison suivante. On peut presque même dire que Bednarik a mis fin à la carrière du Running Back car quand Gifford reviendra sur le terrain, il sera aligné comme receveur, poste moins risqué, pour plus de sécurité.








Les supporters des Giants en voudront beaucoup à Bednarik, surtout par rapport au fait qu’il aurait célébré la perte de connaissance de Gifford. Bednarik niera avoir célébré la blessure et dira qu’il était seulement heureux que les Eagles aient pu récupérer le ballon en recouvrant le Fumble. Il dira en interview « Je célébrais notre victoire, j’étais tellement heureux que je ne voyais plus rien même pas Frank. » Cependant, le choc fut tellement terrible que Gifford, 20 ans plus tard, a passé une radio du cou et que le médecin a repéré une fissure d’une vertèbre qui se serait réparée d’elle-même. Il lui posera d’ailleurs une bien drôle de question : « Avez-vous eu un accident de voiture dans votre vie ? ». Gifford expliquera en effet que les docteurs ont seulement passé sa tête aux Rayons-X en oubliant de vérifier son cou, d’où le fait que la vertèbre fissurée n’ait pas été découverte à l’époque. Cela dit, Gifford n’en a jamais voulu à Chuck Bednarik. Ayant commencé sa carrière comme Défensive Back, il expliquera :  « Si jamais j’avais dû plaquer Bednarik, j’aurais voulu faire exactement comme il a fait sur moi. Le Hit était parfaitement légal. ».

Il n’y a donc jamais eu d’animosité entre eux par la suite. Pour terminer sur la carrière de Bednarik voici une anecdote que j’adore : Après ce match décisif contre les Giants en 1960 remportée grâce au plaquage mosntrueux de Bednarik, les Eagles gagneront le match suivant et se retrouveront en finale de la NFL face aux Packers (le Superbowl n'existait pas encore sous sa forme moderne). Bednarik jouera le match en entier, enfin comme il le dira  par la suite « Juste 58 minutes et 45 secondes car je ne jouais pas sur les phases de Punt ». Chuck Bednarik sera une fois de plus héroïque dans ce match. En effet, à 8 secondes de la fin du match alors que le score est de 17-13 pour les Eagles, le Fullback Jim Taylor des Packers se retrouve à 8 yards de la zone d’en-but presque esseulé. Son seul obstacle, « Concrete Charlie » qui comme un protagoniste de western est présent pour le dernier duel en face-à-face. Il réussit à attraper Taylor, le plaque au sol et regarde le chrono s’écouler. Il regarde alors Taylor dans les yeux et lui dit « Tu peux te relever maintenant, Jim, le match est terminé ! ». Un vrai personnage d'Hollywood que ce Chuck Bednarik,  avec toujours la réplique qui fait mouche. Enfin pour conclure et pour juger de l’impact de ce joueur sur son sport, chaque année en NCAA est remis le trophée du meilleur défenseur du pays, ce trophée se nomme le Chuck Bednarik Award ! 

samedi 28 juillet 2012

James HARRISON


Dans la pure tradition des grands linebackers de Pittsburgh,  James Harrison perpétue cette tradition de défenseur féroce, qui cogne très fort et toujours à la limite de la régularité. Héritier des Jack Lambert, Greg Lloyd et autre Kevin Greene, James HARRISON est sans aucun doute aujourd'hui le linebacker qui effectue les plaquages les plus violent de toute la NFL, au point que tout ses adversaire le craignent et que les coachs offensifs mettent en place des plans spéciaux pour le bloquer afin qu'il n'arrive pas lancer à toute vitesse sur le quaterback de l'équipe. Car se prendre Harrison lancé à toute vitesse c'est comme foncé avec une formule 1 dans un mur, voici en 4 minutes un best of de ses plus belles actions. Harrison c'est un joueur qui frappe fort, très fort mais pas seulement, admirez un peu celui qui a été élu meilleur défenseur de la NFL en 2008 


La dernière action, je pense lui vaudra dans quelques années son entrée au Hall of Fame du football américain. Lors du 43ème superbowl, du 1er février 2009 il rentre dans l'histoire en réalisant l'action la plus longue et donc le touchdown le plus long de l'histoire des Superbowls. Acculé et malmené, les Steelers défendent dans leurs derniers retranchements pour ne pas prendre un Touchdown à 10 secondes de la fin quand James HARRISON réalise l'action de la saison ! Non seulement il intercepte la passe de Kurt Warner mais le défenseur des Steelers va lancer sa carcasse de 110 kilos dans un sprint de fous, évitant les coups et rebondissant comme une boule de flipper pour inscrire 100 yards plus loin un Touchdown du bout du monde alors que le temps réglementaire venait juste de s'écouler. C'est le tournant de la rencontre et Harisson remporte avec les Steelers son second Superbowl en trois ans. Revivez en live cette action mythique :



Mais James HARRISON est aussi médiatisé pour ses exploits que pour ses sorties de routes et si il est un des meilleurs sacker, et plaqueurs de la NFL ces dernières années, il est aussi celui qui a reçu le plus d'amende pour plaquage brutal et coups non permis notamment avec le casque. Une dizaine en tout entre 25 000 et 50 000 $ à chaque fois mais celle d'octobre 2010 face au receveur Mohamed Massaquoi des Cleveland Browns va exploser le jackpot avec une amende à 75 000 $ ! Bon c'est vrai que le coup a été violent mais aussi il intervient dans un contexte particulier. Les Browns et les Steelers se détestent, l'une des plus grandes et anciennes rivalités de la NFL et ce plaquage arrivait dans un rivalry game qui depuis quelques semaines allait déjà un peu trop loin.


Mais alors dans ce contexte, alors qu'on sait que le mec déjà passe la moitié de son salaire à payer des amendes à cause de son agressivité sur le terrain, vous pouvez m'expliquez pourquoi ce supporter de Cleveland a pénétré sur le terrain et provoque en passant devant lui le plus barjot et le plus violent footballeur américain de la ligue ? Je crois que l'abus d'alcool fait perdre chez certaines personnes tout appréhension du danger. Bien sûr il n'y a pas eu de miracle, James HARRISON est une machine programmer pour plaquer et plaquer violemment donc quand il joue contres les Browns de Cleveland il plaque tout ce qui est marron et qui passe devant lui, la preuve :


Cette scène aux Etats-Unis est presque devenue aussi célèbre que son touchdown de 100 yard lors du 43ème superbowl, la preuve un artiste s'est même amusé à la sculpter :

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...