vendredi 29 juin 2012

Ron HEXTALL le gardien qui aime les records

L'autre jour dans le sujet sur Charles Barkley, je vous parlais de la réputation, justifiée, violente des équipes sportives de la cité de la fraternité, Philadelphie. Que ce soit au basket avec les Sixers ou au foot u.s avec les Eagles, le public de Philadelphie aime les joueurs qui s'engagent et agressifs mais c'est rien comparé à leur équipe de hockey préférée. Les Flyers de Philadelphie ! Une équipe qui perpétue l'agressivité, le jeu dur et les mauvais coups comme une marque de fabrique année après année. Dans les années 80, celui qui sera le meilleur ambassadeur de cet esprit "Flyer" ne sera que le gardien, Ron HEXTALL. Petit fils d'un ancien gardien de la NHL, Ron HEXTALL va se démarquer de son aïeul et de ses confrères gardiens par un jeu bagarreur et indiscipliné, peu fréquent à ce poste si particulier au hockey. Attention Hextall n'est pas un manchot dans ses cages. En 1987 il sera même le meilleur gardien de la NHL conduisant les Flyers jusqu’en finale de la Stanley Cup en multipliant les exploits en playoffs. Bon durant ces playoffs il va faire un peu de "prison" pour coups de crosses mais surtout il va réussir l'exploit de provoquer une bagarre générale lors de l'échauffement précédent la finale de conférence face aux Canadiens de Montréal. De toute façon avec 584 minutes de pénalité, Hextall est le gardien avec le plus pénalisé dans sa carrière dans la NHL ! Record à battre ! Mais HEXTALL a d'autre records plus glorieux. Jouant très haut, n'hésitant pas à sortir de sa surface et de jouer le rôle de premier relanceur de son équipe, Ron HEXTALL sera le premier gardien de la NHL a marquer un but ! Le 8 décembre 1987 il score dans une cage vide face aux Bruins de Boston et comme il y prend goût,  il récidive deux ans plus tard de la même façon face aux Capitals de Washnigton. Depuis 4 autres gardiens ont marqué dans la NHL mais Ron HEXTALL reste l'unique gardien avec deux réalisations à son compteur. Voici ces deux buts en vidéos avec quelques un de ses plus beaux arrêts :

lundi 25 juin 2012

Brian "BOZ" BOSWORTH


Quand je me suis intéressé au football américain vers la fin des années 80 il y avait une vague de nouveaux joueurs plus excentriques les uns que les autres, il y avait aussi une vague de joueurs universitaires bourrés de stéroïdes de la tête aux pieds, Brian BOSWORTH était l’ambassadeur de tous ces jeunes hommes. BOSWORTH dit « The BOZ », un gars qui aurait aimé vivre à l’époque des Mad Max et qui aura fait une carrière toujours à la lumière des projecteurs. Il est né au fin fond de l’Amérique, dans l’Oklahoma et c’est avec l’université de son Etat, la prestigieuse équipe des Oklahoma Sooners qui va devenir le meilleur défenseur du pays sans quelques tâches d’ombres toutefois. Universitaire de 1984 à 1986, ces deux dernières années sont incroyables. A titre personnel il élu dans l’American Team, sélection des meilleurs joueurs à leur poste et reçu par le président à la Maison Blanche. Il reçoit deux fois le Dick Butkus Award qui récompense le meilleur linebacker de la NCAA. Siège au palmarès des Dick Butkus Award des linebackers aussi prestigieux que Derrick Thomas, Dan Morgan, ou encore en activité les Paul Posluszny, Patrick Willis ou James Laurinaitis qui font les beaux jours de la NFL. Mais le bonhomme ne se contente pas de faire parler de lui pour ses exploits sur le terrain et il va avoir une propension incommensurable à attirer les frasques extra-sportives. La principale restera son conflit ouvert avec la NCAA, la ligue su sport universitaire aux Etats-Unis. Le problème c’est que « BOZ » sera contrôlé positif aux stéroïdes et qu’il va sécher pas mal d’autres contrôles complémentaires. En général la NCAA n’est pas très regardante sur le dopage mais là « BOZ » en fait des caisses et va jusqu’appeler la NCAA « National Communists Against Athlètes » sous prétexte que cette dernière le menace de le suspendre. Alors que faire de ce joueur arrêté également sur le campus pour possession d’armes à feu illégale ? Le problème c’est que Bosworth est un joueur indispensable connu pour élever son niveau dans les grands matchs. Dans un classement des 100 plus grands joueurs universitaires de tous les temps il figure à la 30ème place, c’est dire son impact, d’ailleurs l’impact il a toujours aimé ça :


Mais après une suspension de la NCAA pour prise de stéroïdes et absence un contrôle anti-dopage, l’université décide de renvoyer the « BOZ » avant sa dernière universitaire. Bosworth est furieux et se fend d’un courrier à toutes les équipes pro de la NFL que cela ne sert à rien de le drafter car il se présenterait pas au training camp et refuserait de jouer. Bon ça c’est sous le coup de la colère car quand les Seattle Seahawks le « pick » avec à la clef un contrat de 11 millions de dollars (record pour un rookie mais aussi pour la NFL à l’époque) the « BOZ » rentre dans le rang et on le voit au training-camp l’été suivant. Bon il est peut être barjot mais pas au point de refuser d’être le joueur le mieux payé de la NFL ! Et Bosworth commence sa carrière pro comme il aime le faire, en faisant parler de lui. Chez les pros les linebackers doivent jouer avec un numéro compris entre 50 et 59 mais lui attaque la ligue en justice pour avoir le droit de porter son numéro, le 44 et pas un autre ! Ses tous premiers matchs dans la grande ligue seront avec le numéro 44 mais très rapidement après avoir perdu le procès il opte finalement pour le 55. Enfin on va pouvoir se concentrer sur le jeu. SA première saison va être honnête avec des bonnes stats même si il ne domine pas autant en NFL qu’en NCAA, bien sûr on va continuer à l’entendre gueuler dans la presse qu’il n’est pas content de l’entraineur qui ne le fait pas jouer à son vrai poste mais il est jeune et l’avenir est devant lui. Sauf qu’il ne peut pas s’empêcher de la ramener et pour son premier Monday Night Game (le match du lundi soir retransmis dans tout le pays), Seattle affronte les Raiders de Bo Jackson. Le « BOZ » en fait des caisses avant le match et qu’ils vont écraser les Raiders, sauf que…Sauf que c’est Bo JACKSON qui va écraser Seattle et surtout Bosworth. 3 Touchdowns et 216 yards à la course dont celui-ci où il marche carrément sur l’apprenti footballeur.


« BOZ » ne s’en relèvera jamais. Les deux saisons suivantes sont fantomatiques et il raccroche les épaulettes après seulement 3 exercices. Le problème est physique et le médecin des Seahawks dira « Brian est un gars de 25 ans avec les épaules d’un homme de 60 ». Peut être mais personne n’est dupe et tout le monde sait que le football américain c’est beaucoup plus dur sans stéroïdes. Pour ceux qui ont vu, ce qui reste à mon avis le meilleur film sur le Foot U.S, Le Programme doivent ce rappeler de ce personnage : Steve LATTIMER tout droit inspiré de Brian BOSWORTH. Un tueur sur le terrain, shooté à mort mais qui dérape en dehors. Du coup il est sommé de se rendre à des contrôles quotidiens mais sans stéroïdes devient une chèvre sur le terrain, qui se fait marcher dessus (remake de l’action de Bo et du Boz). Alors il se re-shoote pour les matchs décisifs et l’université ferme les yeux. C’est un résumé de la carrière universitaire de Bosworth sauf qu’en NFL il n’a pas pu le reproduire car les contrôles eux sont permanents et qu’il n’y a pas de passe-droits. Pour le plaisir un extrait du programme et de Lattimer quand il est retenu titulaire en défense après le training-camp !


Le cinéma d’ailleurs qui tend les bras à BOZ, un jeune homme de 25 ans costaud comme ça peut tenter sa chance à Holywood et là je vous promets ça vaut le déplacement ! Il va faire une vingtaine de nanard qui, à côté, les Commando ou autre Tango & Cash passent pour des films d’auteurs. Je crois que je ne vais même pas prendre la peine de parler de sa carrière cinématographique, voici un extrait qui dit tout, (s’il vous plait regardez jusqu’au bout, ça vaut la peine), le film s'appelle Stone Cold pour les puristes et amateurs de grosses daubes cinématographiques :


Comme quoi Jean-Claude Van Damme ne fait pas des films si pourris que ça. Allez la carrière de BOZ dans un Diaporama :

mardi 12 juin 2012

La légende de Larry BIRD


L'une des plus grandes légendes de la NBA, qui a tant fait pour cette ligue professionnelle. La NBA qui connait une grosse baisse d'audience à la fin des années 70 va renaître grâce à la rivalité qui va passionner tout le pays pendant des années, celle qui va opposer deux joueurs qui vont écrire l'histoire du basket, Larry Bird et Magic Johnson. Une rivalité qui va commencer dès l'université. Tandis que Magic Johnson joue dans une université réputée, celle de Michigan State, Larry Bird lui s'inscrit dans une petite université de l'Indiana, dont l'équipe de basket, les Sycamores d'Indiana State évoluent en deuxième division universitaire. Il aurait pu évoluer et faire sa carrière universitaire au sein de la prestigieuse université d'Etat de l'Indiana et de son équipe les Hoosiers coaché par le légendaire Bobby Knight et qui est une sinon la meilleure équipe du pays. Mais venant d'une petite bourgade de l'Indiana, Larry Bird ne restera qu'un mois sur le campus, mal à l'aise au sein de la foule de dizaine de milliers d'étudiants. Il retourne dans son patelin pour bosser, avant de reprendre les cours dans sa petite université, où la légende va naître. Lors de sa dernière saison universitaire, en 1978-1979, Bird conduit son équipe à la victoire lors du tournoi de la Missouri Valley Conference, puis à une participation au tournoi final de la NCAA. 

C'est la première fois de son histoire que l'école dispute le tournoi final de la Division I du championnat de la NCAA. Lors de celui-ci, les Sycamores éliminent Virginia Tech puis Oklahoma et enfin Arkansas en finale régionale pour se qualifier pour le Final Four, disputé à Salt Lake City. Lors de celui-ci, ils s'imposent 76 à 74 face à DePaul et obtiennent le droit de disputer le titre national. Ils sont alors invaincus sur la saison avec un bilan de 33 victoires. La finale oppose donc une équipe qui dispute son premier tournoi final de Division I aux Spartans de Michigan State, équipe réputée de la Big Ten Conference, l'une des conférences les plus compétitives du pays. C'est également le premier affrontement entre Larry Bird et Magic Johnson. Bird évoluant dans une petite université, il est alors un joueur réputé que dans la presse locale et que très peu d'Américains ont eu la possibilité de voir jouer. Pourtant cette finale entre le petit poucet et le géant du basket universitaire va passioner le pays, avec une audience de 24,1 sur l'échelle de Nielsen, cette finale NCAA est le match de basket-ball qui a connu la plus grande audience aux États-Unis puisqu'environ un quart des Américains se sont rassemblés devant leur télévision, record toujours d'actualité. Michigan s'impose sur le score de 75 à 64 grâce aux 24 points de Magic Johnson.


Bien sûr il est l'une des attractions de la draft suivante, "pické" par les Boston Celtics, il va conduire la franchise au sommet de la NBA et offrir au pays des matchs spectaculaires, les plus notables resteront les finales NBA face aux Lakers de Magic Johnson. Larry BIRD est un joueur complet, grand (2.06 m) il peut jouer à l'intérieur mais sa technique lui permet aussi de jouer meneur ou ailier. Remontant le ballon, dunkant ou mitraillant à trois points, sa palette de jeu est large. Mais là où Larry BIRD est supérieur aux autres joueurs c'est son touché de balle,  son instinct qui vont toujours dans le sens du jeu et qui fait circuler le ballon plus vite. Ce sont ses passes du bout des doigts, en plein dribble, de volée,  dans le dos...qui font le bonheur des deux intérieurs Parrish et McHale. Voici une petite compil de ses petits gestes et roublardises qui vont faire le bonheur du public de Boston Garden mais également du pays entier :

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Dans une NBA stéréotypé de joueurs athlétiques, Larry Bird le petit gars de l'Indiana va devenir un des joueurs les plus populaires de l'histoire de la NBA. Représentant l'Amérique profonde, sa créativité dénote avec le jeu athlétique de l'époque. Lui et Magic Johnson vont populariser le basket avec leur jeu de passes, les Celtics et les Lakers jouent alors un jeu débridé, originale et qui vont ravir les foules. D'ailleurs le paroxysme de ce jeu va arriver lors des finales NBA entre les deux équipes. Pour faire simple dès 1980 et l'arrivée des deux joueurs en NBA et pour leurs 8 premières saisons, Celtics et Lakers vont se partager 7 des 8 titres de NBA (Seul les Sixers de Julius Erving viendront casser l'hégémonie en 1983). Mais ce qui va marquer à tout jamais le pays ce sont les finales de 1984 et 1985 qui vont opposer les deux meilleures équipes des années 80. Chacune des deux équipes remportant tour à tour le titre. Larry Bird au final sera 3 fois champion NBA en 1981, 1984 et 1986 et d'un point de vue individuel il sera trois élu trois fois meilleur joueur de la NBA, performance rare, en 1984, 1985 et 1986. A cette époque il est tout simplement le meilleur joueur au monde. Pour ceux qui n'ont pas eu la chance de le voir jouer ou que sur la fin, voici une compil de ce qu'il a fait de mieux en NBA. C'est superbe et personnellement c'est ce qui m'a fait aimer le basket :

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En fin de carrière et sûrement pour lui rendre hommage il sera retenu dans la Dream Team. Bien sûr il avait le niveau pour y figurer et même dans le 5 majeur mais ses dernières saisons ont été marquées par les blessures et notamment son mal de dos récurrent. Il faut dire que le joueur a toujours joué à fond, se jetant sur le moindre ballon. Mais même amoindri il apportera à cette dream team cette touche de génie et son inspiration au jeu américain, d'ailleurs il en sera le co-capitaine avec son rival mais ami Magic Johnson. Il terminera sa carrière après sa médaille d'or aux jeux olympiques avec toute une série de records et d'honneurs. Trop long de faire la liste exhaustive mais parmi les distinctions les plus prestigieuses on peut noter son titre de sportif de l'année aux USA en 1986, devenant ainsi le premier basketteur à rafler ce titre. Et pour finir avec une petite anecdote pour les inconditionnels de Twitter, la mascotte de Twitter est un oiseau, nommé Larry en hommage à Larry Bird.
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