jeudi 12 juillet 2012

Kareem ABDUL-JABBAR


Ferdinand Lewis Alcindor plus connu sous le nom de Kareem ABDUL-JABBAR après qu’il se soit converti à l’Islam, pas pour échapper à un quelque conflit mais par conviction lorsqu’il était étudiant à Los Angeles lui le New Yorkais. Kareem ABDUL-JABBAR c’est tout simplement le meilleur pivot de l'histoire du basket-ball, il était même considéré comme le meilleur joueur de l’histoire avant l’avènement de Michael JORDAN. Avec 38 387 points, il détient le record historique de la NBA du plus grand nombre de points marqués et du deuxième plus grand nombre de matches joués en carrière, ainsi que celui du plus grand nombre de participations au NBA All-Star Game. Kareem ABDUL-JABBAR de toute façon à tout fait dans la démesure ! Il commence le basket à l’âge de 6 ans et il mesurait déjà 1.43 m, bon ça aide d’être grand au basket et Kareem ne s’arrêtera pas en si bon chemin. A 14 ans il mesure 2.08 m ! Ce qui en aurait fait déjà à l’époque le plus grand joueur de Pro A s’il avait été en France. Kareem ABDUL-JABBAR va travailler dur et ne pas compter seulement sur ses qualités physiques intrinsèques. Il développe la technique du bras roulé, geste très difficile à maitriser mais qui fait à la perfection est indéfendable. Et si ABDUL-JABBAR est le meilleur marqueur de l’histoire de la NBA c’est qu’il maitrisait parfaitement cette technique au point de devenir l’étalon référence désormais. 6 fois champions NBA il a pendant 20 ans promené sa silhouette unique sur les parquets, grand, longiligne, le crâne rasé et ses éternelles lunettes « goggle » sur les yeux. En fiat c’est suite à une blessure à l’œil durant sa carrière universitaire qu’il s’est mis à porter ses lunettes de protection qu’il n’a depuis jamais quitter sur un terrain.


Mais Kareem ABDUL-JABBAR c’est un personnage qui a dépassé le cadre du basket, de par son imposante carrure et gabarit il était destiné à rentrer à Hollywood en plus c’est à deux pas du Forum d’Inglewood (l’ancienne salle mythique des Lakers). Kareem ABDUL-JABBAR outre le basket à d’autres activités, il pratique les arts-martiaux et notamment le kung-fu. Son professeur n’est autre que…Bruce Lee. D’ailleurs ce dernier l’appellera pur un rôle dans son film « le jeu de la mort » (1978). Ce sera la première apparition au cinéma de Kareem ABDUL-JABBAR dans une scène qui rentrera dans la postérité des films du genre. Préparez le pop-corn, voici la scène dans son intégralité :


Dans un registre complètement différent il tiendra un rôle majeur dans la comédie absurde mais désopilante « Y’a-t-il un pilote dans l’avion » il joue le rôle du commandant Murdoch.


Kareem ABDUL-JABBAR est-il le père de Paula Abdul ?

Mais en voilà une question et oui pourquoi on se la pose ? En fait c’est une fausse idée reçue ! Je ne sais plus où je l’avais entendu mais pendant des années j’étais persuadée que Paula Abdul était la fille de Kareem ABDUL-JABBAR. Pourquoi ? Parce qu’avant de devenir chanteuse et chorégraphe des stars, Paula Abdul a débuté comme pom-pom girl pour les Los Angeles LAKERS où évoluait Abdul-Jabbar. Du coup la petite Paula avait conservé que Abdul comme nom de scène et enlevé le Jabbar, ça respecte une certaine logique car Paula Abdul-Jabbar ça faisait pas très MTV tout de même. Mais non, les deux n’ont aucun lien de parenté, c’était une légende urbaine et moi j’ai foncé dedans.

Paula Abdul pom-pom girl des Lakers dans les eighties

lundi 9 juillet 2012

O. J. SIMPSON


O.J Simpson l’un des plus célèbre footballeurs américains de l’histoire en tout cas le plus médiatisé sans aucun doute. Orenthal James Simpson dit O. J. Simpson est une star à l’université au sein de la prestigieuse équipe des Trojans d’USC (University South Claifornia). Il remportera pour sa dernière année le Heisman Trophy qui récompense tout simplement le meilleur joueur de l’année en NCAA. L’année suivante il est le numéro de la draft et atterri donc dans l’équipe la plus mauvaise de la ligue, les Buffalo Bills. 


C’est le début d’une incroyable histoire. O. J. Simpson devient « the juice », un athlète insaisissable et si il tournait le coin ou franchissait le premier rideau défensif vous pouviez lui dire au-revoir car vous ne le revoyez jamais avant la zone d’en but. Drafté en 1969, il est élu en 1973 MVP de la NFL, meilleur joueur de la ligue. Cette année là il devient le premier joueur a franchir la barre des 2 000 yards gagné à la course (2 003 yards pour être précis). Depuis une poignée de joueurs a réussi à passer cette barre et même à le dépasser (le record d’Eric DISCKERSON en 1984 est de 2 105 yards) mais il faut savoir que ça été réaliser lors de saison à 16 matchs hors du temps d’O. J. Simpson le championnat régulier ne comptait que 14 rencontres. C’est vous dire la portée de l’exploit de Simpson. O. J. Simpson est devenu un des athlètes les plus populaires du pays, les Bills équipe moribonde est devenu l’équipe possédant la meilleure attaque de la NFL. Derrière sa ligne de linemen surnommé the « electric company » O. J. Simpson est une attraction pour les grandes chaines nationales et le Bills est une des équipes les plus diffusées sur le réseau national après les Steelers de Pittsburgh (qui remportera 4 superbowls dans les années 70). Dès sa carrière terminée et le délai d’attente minimum respecté, O. J. Simpson est intronisé au Hall of Fame, le Panthéon de la gloire des joueurs de Foot U.S. En fait plus que des écrits voici une petite vidéo sur les highlights de sa carrière et jugez par vous-même à quel point il allait vite et savait « casser » les plaquages :


Bien sûr à la fin des années 70, O. J. Simpson est l’un des athlètes les plus populaires des Etats-Unis, en 1973 il reçoit la Hickok Belt, trophée qui récompense le meilleur athlète professionnel de l'année aux USA. Du coup une telle notoriété ne laisse pas sensible les annonceurs et O. J. Simpson multiplie les publicités et devient même l’ambassadeur de la marque de location de voitures Hertz.


Bien sûr la publicité n’est qu’un tremplin pour lui et O. J. Simpson ne rêve que d’Hollywood. Il fait sa première apparition derrière l’écran dans le blockbuster de l’époque, la Tour Infernale aux côtés de Steve Mc Queen et Paul Newman, pas mal pour un rookie du cinéma. Mais O. J. Simpson préfère la comédie et à la TV il tourne sous la direction des déjantés Zucker-Abraham-Zucker dans la série des Police Squad. Il est le lieutenant Nordberg, rôle qu’il interpréta aussi dans l’adaptation cinématographique de la série, les « Naked Gun ». En français, la trilogie « Y’a-t-il un flic pour sauver la reine », « Y’a-t-il un flic pour sauver le président » et « Y’a-t-il un flic pour sauver Holywood » avec Leslie Nielsen en vedette :


Comme cette trilogie reste ce que le cinéma américain a produit de plus drôle, je ne peux m’empêcher de vous faire partager deux extraits. Le premier c’est la première apparition d’O. J. Simpson dans la série :


Et puis celle-ci qui reste ma scène préférée et qui suit la scène précédente.


« Y’a-t-il un flic pour sauver Holywood » sort en 1994 et c’est le dernier opus de la série c’est aussi la fin du rêve américain d’O. J. Simpson. Le 12 juin 1994, son ex-épouse Nicole Brown Simpson (qui avait demandé le divorce en 1992 après qu'il eut abusé d'elle) et son ami Ronald Goldman ont été retrouvés morts à Los Angeles alors que l'enfant d’O.J. Simpson dormait dans une chambre à l'étage. Des indices ont été trouvés sur les lieux du crime indiquant qu’O.J. Simpson pouvait être le meurtrier. Face à l'accusation de meurtre, ses avocats ont convaincu la police de Los Angeles de laisser O.J. Simpson se rendre lui même à la Police à 11 heures le 17 juin, même si l'accusation de double meurtre ne le nécessitait pas et malgré la possible condamnation à mort encourue pour un pareil crime. 

Plus d'un millier de journalistes ont attendu l'arrivée d’O.J. Simpson dans les locaux de la police. Robert Kardashian (vous connaissez tous ces filles je présume...), un ami de Simpson et accessoirement son avocat, a lu une lettre écrite par celui-ci aux médias rassemblés autour de sa maison. Dans cette lettre, Simpson dit « d'abord, vous devez comprendre que je n'ai eu rien à faire avec le meurtre de Nicole.... Ne vous sentez pas mal pour moi. J'ai eu une belle vie. » Plusieurs journalistes ont pensé que ceci ressemblait à une lettre de suicide et se sont joints à la recherche de O.J. Simpson. À 18 h 45, un shérif a repéré la voiture d'O.J., une Ford Bronco 1993 blanche, sur l'autoroute 405 en direction du nord. Quand l'officier a approché la voiture, le chauffeur, un ami de Simpson, a hurlé que ce dernier avait un pistolet braqué sur sa tête. L'officier s'est alors retiré et une poursuite à basse vitesse a commencé. La course-poursuite a d'abord été filmée par le seul hélicoptère de la chaîne KCBS. Mais à la fin de celle-ci, c'est près de douze autres agences de presse qui suivaient la tentative d'échappée, la retransmettant alors en direct sur plusieurs chaines de télévision américaines. Les spectateurs furent nombreux, et plusieurs encourageaient O.J. dans sa fuite. Vers 20 heures, la voiture d'O.J. s'arrête. O.J. Simpson, cependant, a mis 45 minutes avant de sortir du véhicule. La police avait des craintes croissantes sur l'éventualité d'un suicide. Quand il est enfin sorti de sa voiture, la police a trouvé à l'intérieur 8 000 dollars, des photos de ses enfants, une fausse moustache, un passeport et un revolver 357 Magnum chargé.


Je ne vais revenir sur le procès mais ce fut l’un des procès les plus médiatisés de l’histoire judicaire américaine. Avec un incroyable dénouement, devant plus de 100 millions téléspectateurs, O.J. Simpson est acquitté. Les jurés étaient persuadés, comme tout le monde, de sa culpabilité mais la procédure d'enquête négligée selon eux avait rendu l'accusation caduque. En revanche si il est libre en pénal, le bonhomme a été également jugé en civil ! J’avoue que je ne comprends pas tout au système judiciaire. Donc particularité du système judiciaire américain, un second procès au civil suivit quelques mois plus tard. Le 4 février 1997, un jury civil de Santa Maria (Californie), déclara Simpson responsable de la mort de Ronald Goldman, de coups et blessures sur Ronald Goldman et Nicole Brown. Simpson fut condamné à payer 33,5 millions de dollars de dommages et intérêts. Mais comme la loi californienne interdit la saisie des rentes et autres pensions, Simpson a pu conserver son train de vie somptuaire. Les Etats-Unis est vraiment un pays bizarre ! Il faut dire que le procès arrivait après celui des policiers de Rodney King qui avaient été "blanchis" et que le pays ne voulait pas revivre une vague d'émeutes comme en 1992. En effet le procès de Simpson ne devait pas une nouvelle fois marqué un clivage entre blancs et noirs.

Et aujourd’hui il est où O. J. Simpson ? Et bien en taule tout simplement dans le comté de Las Vegas et pour 33 ans !! Une histoire de fou et comme quoi le gars est très con tout de même. Coupable de deux meurtres il savait qu’à la moindre incartade tout allait lui retomber sur le palto. Et pourtant Le 16 septembre 2007, O. J. Simpson a été arrêté à Las Vegas pour séquestration, vol à main armée et agression de deux négociants de pièces de collections sportives. Il est accusé d'avoir fait irruption le 13 septembre 2007 accompagné de cinq hommes de main dans un hôtel-casino de Las Vegas afin d'y dérober, sous la menace d'armes, des souvenirs personnels et sportifs à des revendeurs. Pour se justifier, il affirme que ces souvenirs lui avaient été volés auparavant par certains de ses associés et qu'il ne savait pas que les hommes qui l'accompagnaient étaient armés. Le 4 octobre 2008, O. J. Simpson est reconnu coupable des 12 chefs d'accusation retenus contre lui, dont ceux de vol à main armée et de kidnapping. Encourant une peine de prison à perpétuité, O.J. Simpson a finalement été condamné le vendredi 5 décembre 2008 à 33 ans de prison ferme à Las Vegas pour enlèvement et vol à main armée, deux des douze chefs d'accusation dont il avait été reconnu coupable. O. J. Simpson un des plus grands athlètes de l’histoire du sport américain mais aussi l’un des plus dangereux et sûrement le plus stupide. 

vendredi 6 juillet 2012

Ben Davidson, l'ennemi de Schwarzenegger s'est éteint


Ben DAVIDSON ancien défensive-end des Oakland Raiders dans les années 70 s'est éteint le 2 juillet dernier d'un cancer de la prostate à l'âge de 72 ans. Comme tous les joueurs des Raiders des années 70, Davidson était un dur et même il excellait dans ce domaine. Élu trois années de suite dans l’équipe des meilleurs défenseurs de la ligue, il a suivi le mouvement qui s'est emparé de la NFL à cette époque où il fallait avoir le look de celui "que seul sa mère pourrait aimer". Bon l'expression en français rend moins bien mais c'est un vrai phénomène qui se propage au sein des joueurs, DAVIDSON mastodonte n'échappe à la règle et se donne un look de véritable méchant hollywoodien (allez je vous aide car vous vous demandez qui peut bien être ce gars). Voici une photo de lui à la fin de sa carrière. Alors il vous dit quelques chose ?


Pourtant je suis sûr que vous l'avez déjà vu ce solide gaillard. Dans un film de 1982 qui a marqué toute une génération : Conan le barbare. Ben DAVIDSON campe l'un des deux lieutenant de DOOM. C'est même lui l’enfoiré qui chourave l'épée du père de Conan. Bon geste qu'il regrettera une fois le petit Conan devenu lui aussi à son tour un sacré bestiau. Les bad Boys de Conan :


Bon comme aux Etats-Unis ils y a des collections de cartes sur tout ! Voici la carte de Ben Davidson pour le film ! Ols School Panini - USA vous fait partager toutes les sctikers et cartes imaginables ! Mêmes ceux de Conan le barbare !!


Bon maintenant je vais m'adresser à ceux qui adorent ce film, tout d'abord je ne peux pas parler de Conan le Barbare sans poster un dessin de Frank Frazetta ! Voici son dessin qui fût un moment retenu pour l'affiche du film.


Et puis si vous voulez revoir la prestation de Ben DAVIDSON dans ce grand film, le voici intégralement et en super qualité par Crom ! Bon film les amis.

mardi 3 juillet 2012

Leonard MARSHALL, l'homme qui assassina Joe MONTANA


Un joli brin de bébé que ce Leonard MARSHALL, Defensive End des New York Giants avec qui il remportera les superbowls 21 et 25 en 1987 et 1991. 1 m 92 pour 131 kilos à son poids de forme ! Rien que ça. Leonard MARSHALL sera un des meilleurs défenseurs de la NFL, drafté par les Giants ils sont peu nombreux à croire en son ptotentiel. Il défend bien contre la course mais son jeu de pass rusher est inexistant. Pour sa première saison malgré un post de titulaire il ne réaise que 0.5 sacks en 14 matchs. Pour référence les meilleurs sackers de la ligue tourne aux alentours d'1 sack/match. Mais Marshall va travailler et ça va payer. Il devient l'un des tous meilleurs sackers de la ligue entre 1985 et 1989 il réalise 53 sacks en 73 matchs. Il faut dire qu'il évolue alors dans une des toutes meilleures défenses de la ligue et surtout avec l'un des meilleur pass rusher de l'histoire, Laurence TAYLOR. Pour les adversaire c'est une nécessité d'avoir un plan anti-Taylor et il n'est pas rare qu'il soit deux à essayer de le bloquer, laissant le champ libre à ses partenaires pour mettre la pression sur le quaterback. Et c'est ce qui va arriver le 20 janvier 1991 lors de la finale de conférence (demi-finale de la NFL) face aux 49ers de San Francisco. Les 49ers c'est la meilleure équipe de la NFL. Ils viennent de remporter les deux derniers superbowls et on fini avec le meilleur bilan de la saison, c'est pour ça qu'ils accueillent cette finale de conférence. San Francisco est emmené par celui que beaucoup considère comme le meilleur quaterback de tous les temps, Joe MONTANA. Montana c'est 4 superbowls avant ce match, dont 3 où il sera élu meilleur joueur du match. Montant sera élu deux fois meilleur joueur de l'année, en 1989 et 1990, il est donc l'homme à abattre pour New6york si ils veulent créer la sansation et aller au Superbowl. Le match est ultra serré et en 4ème quart temps à quelques minutes de la fin Leonard MARSHALL va aplatir Montana ! Ce sera le tournant du match et New-York l'emportera sur un coup de pied à 3 points lors de la dernière seconde pour un score finale de 15 à 13. Ce sack est une tuerie, Marshall plaque si fort Montana qu'il perd le ballon (fumble) mais surtout sur l'impact Montant aura le sternum et l'estomac écrasé, 2 côtes cassés et plusieurs os de la main également fracturé. 


En fait c'est comme si l'idole de l'amérique était passé sous un cmaion devant toutes les caméras du pays. La chaine Fox Sport classera cette action comme le 3ème "most devasting hit" du sport en général au 20ème siècle. Bordel j'aimerais bien voir les deux premiers ! Pour Montana ce sera le dernier match de sa carriere avec San Fransisco, deux ans plus tard il resignera avec Kansas City, ira en playoffs mais on me le fera pas, rien n'était plus pareil. Pour Marshall il ira une seconde fois au Superbowl et sera un acteur majeur de la victoire de New York notamment avec un nouveau sack décisif sur Jim KELLY le quaterback de Buffalo. Leronard MARSAHLL a eu, à l'image de son gabarit, une immense carrière mais on retiendra de lui qu'il reste l'homme qui a abbatu d'un coup l'idole Joe Montana. Pour conclure voici la vidéo de cette action et voilà ce qui arrive quand on prend 130 kilos de muscles lancés à pleine vitesse dans le dos :

vendredi 29 juin 2012

Ron HEXTALL le gardien qui aime les records

L'autre jour dans le sujet sur Charles Barkley, je vous parlais de la réputation, justifiée, violente des équipes sportives de la cité de la fraternité, Philadelphie. Que ce soit au basket avec les Sixers ou au foot u.s avec les Eagles, le public de Philadelphie aime les joueurs qui s'engagent et agressifs mais c'est rien comparé à leur équipe de hockey préférée. Les Flyers de Philadelphie ! Une équipe qui perpétue l'agressivité, le jeu dur et les mauvais coups comme une marque de fabrique année après année. Dans les années 80, celui qui sera le meilleur ambassadeur de cet esprit "Flyer" ne sera que le gardien, Ron HEXTALL. Petit fils d'un ancien gardien de la NHL, Ron HEXTALL va se démarquer de son aïeul et de ses confrères gardiens par un jeu bagarreur et indiscipliné, peu fréquent à ce poste si particulier au hockey. Attention Hextall n'est pas un manchot dans ses cages. En 1987 il sera même le meilleur gardien de la NHL conduisant les Flyers jusqu’en finale de la Stanley Cup en multipliant les exploits en playoffs. Bon durant ces playoffs il va faire un peu de "prison" pour coups de crosses mais surtout il va réussir l'exploit de provoquer une bagarre générale lors de l'échauffement précédent la finale de conférence face aux Canadiens de Montréal. De toute façon avec 584 minutes de pénalité, Hextall est le gardien avec le plus pénalisé dans sa carrière dans la NHL ! Record à battre ! Mais HEXTALL a d'autre records plus glorieux. Jouant très haut, n'hésitant pas à sortir de sa surface et de jouer le rôle de premier relanceur de son équipe, Ron HEXTALL sera le premier gardien de la NHL a marquer un but ! Le 8 décembre 1987 il score dans une cage vide face aux Bruins de Boston et comme il y prend goût,  il récidive deux ans plus tard de la même façon face aux Capitals de Washnigton. Depuis 4 autres gardiens ont marqué dans la NHL mais Ron HEXTALL reste l'unique gardien avec deux réalisations à son compteur. Voici ces deux buts en vidéos avec quelques un de ses plus beaux arrêts :

lundi 25 juin 2012

Brian "BOZ" BOSWORTH


Quand je me suis intéressé au football américain vers la fin des années 80 il y avait une vague de nouveaux joueurs plus excentriques les uns que les autres, il y avait aussi une vague de joueurs universitaires bourrés de stéroïdes de la tête aux pieds, Brian BOSWORTH était l’ambassadeur de tous ces jeunes hommes. BOSWORTH dit « The BOZ », un gars qui aurait aimé vivre à l’époque des Mad Max et qui aura fait une carrière toujours à la lumière des projecteurs. Il est né au fin fond de l’Amérique, dans l’Oklahoma et c’est avec l’université de son Etat, la prestigieuse équipe des Oklahoma Sooners qui va devenir le meilleur défenseur du pays sans quelques tâches d’ombres toutefois. Universitaire de 1984 à 1986, ces deux dernières années sont incroyables. A titre personnel il élu dans l’American Team, sélection des meilleurs joueurs à leur poste et reçu par le président à la Maison Blanche. Il reçoit deux fois le Dick Butkus Award qui récompense le meilleur linebacker de la NCAA. Siège au palmarès des Dick Butkus Award des linebackers aussi prestigieux que Derrick Thomas, Dan Morgan, ou encore en activité les Paul Posluszny, Patrick Willis ou James Laurinaitis qui font les beaux jours de la NFL. Mais le bonhomme ne se contente pas de faire parler de lui pour ses exploits sur le terrain et il va avoir une propension incommensurable à attirer les frasques extra-sportives. La principale restera son conflit ouvert avec la NCAA, la ligue su sport universitaire aux Etats-Unis. Le problème c’est que « BOZ » sera contrôlé positif aux stéroïdes et qu’il va sécher pas mal d’autres contrôles complémentaires. En général la NCAA n’est pas très regardante sur le dopage mais là « BOZ » en fait des caisses et va jusqu’appeler la NCAA « National Communists Against Athlètes » sous prétexte que cette dernière le menace de le suspendre. Alors que faire de ce joueur arrêté également sur le campus pour possession d’armes à feu illégale ? Le problème c’est que Bosworth est un joueur indispensable connu pour élever son niveau dans les grands matchs. Dans un classement des 100 plus grands joueurs universitaires de tous les temps il figure à la 30ème place, c’est dire son impact, d’ailleurs l’impact il a toujours aimé ça :


Mais après une suspension de la NCAA pour prise de stéroïdes et absence un contrôle anti-dopage, l’université décide de renvoyer the « BOZ » avant sa dernière universitaire. Bosworth est furieux et se fend d’un courrier à toutes les équipes pro de la NFL que cela ne sert à rien de le drafter car il se présenterait pas au training camp et refuserait de jouer. Bon ça c’est sous le coup de la colère car quand les Seattle Seahawks le « pick » avec à la clef un contrat de 11 millions de dollars (record pour un rookie mais aussi pour la NFL à l’époque) the « BOZ » rentre dans le rang et on le voit au training-camp l’été suivant. Bon il est peut être barjot mais pas au point de refuser d’être le joueur le mieux payé de la NFL ! Et Bosworth commence sa carrière pro comme il aime le faire, en faisant parler de lui. Chez les pros les linebackers doivent jouer avec un numéro compris entre 50 et 59 mais lui attaque la ligue en justice pour avoir le droit de porter son numéro, le 44 et pas un autre ! Ses tous premiers matchs dans la grande ligue seront avec le numéro 44 mais très rapidement après avoir perdu le procès il opte finalement pour le 55. Enfin on va pouvoir se concentrer sur le jeu. SA première saison va être honnête avec des bonnes stats même si il ne domine pas autant en NFL qu’en NCAA, bien sûr on va continuer à l’entendre gueuler dans la presse qu’il n’est pas content de l’entraineur qui ne le fait pas jouer à son vrai poste mais il est jeune et l’avenir est devant lui. Sauf qu’il ne peut pas s’empêcher de la ramener et pour son premier Monday Night Game (le match du lundi soir retransmis dans tout le pays), Seattle affronte les Raiders de Bo Jackson. Le « BOZ » en fait des caisses avant le match et qu’ils vont écraser les Raiders, sauf que…Sauf que c’est Bo JACKSON qui va écraser Seattle et surtout Bosworth. 3 Touchdowns et 216 yards à la course dont celui-ci où il marche carrément sur l’apprenti footballeur.


« BOZ » ne s’en relèvera jamais. Les deux saisons suivantes sont fantomatiques et il raccroche les épaulettes après seulement 3 exercices. Le problème est physique et le médecin des Seahawks dira « Brian est un gars de 25 ans avec les épaules d’un homme de 60 ». Peut être mais personne n’est dupe et tout le monde sait que le football américain c’est beaucoup plus dur sans stéroïdes. Pour ceux qui ont vu, ce qui reste à mon avis le meilleur film sur le Foot U.S, Le Programme doivent ce rappeler de ce personnage : Steve LATTIMER tout droit inspiré de Brian BOSWORTH. Un tueur sur le terrain, shooté à mort mais qui dérape en dehors. Du coup il est sommé de se rendre à des contrôles quotidiens mais sans stéroïdes devient une chèvre sur le terrain, qui se fait marcher dessus (remake de l’action de Bo et du Boz). Alors il se re-shoote pour les matchs décisifs et l’université ferme les yeux. C’est un résumé de la carrière universitaire de Bosworth sauf qu’en NFL il n’a pas pu le reproduire car les contrôles eux sont permanents et qu’il n’y a pas de passe-droits. Pour le plaisir un extrait du programme et de Lattimer quand il est retenu titulaire en défense après le training-camp !


Le cinéma d’ailleurs qui tend les bras à BOZ, un jeune homme de 25 ans costaud comme ça peut tenter sa chance à Holywood et là je vous promets ça vaut le déplacement ! Il va faire une vingtaine de nanard qui, à côté, les Commando ou autre Tango & Cash passent pour des films d’auteurs. Je crois que je ne vais même pas prendre la peine de parler de sa carrière cinématographique, voici un extrait qui dit tout, (s’il vous plait regardez jusqu’au bout, ça vaut la peine), le film s'appelle Stone Cold pour les puristes et amateurs de grosses daubes cinématographiques :


Comme quoi Jean-Claude Van Damme ne fait pas des films si pourris que ça. Allez la carrière de BOZ dans un Diaporama :

mardi 12 juin 2012

La légende de Larry BIRD


L'une des plus grandes légendes de la NBA, qui a tant fait pour cette ligue professionnelle. La NBA qui connait une grosse baisse d'audience à la fin des années 70 va renaître grâce à la rivalité qui va passionner tout le pays pendant des années, celle qui va opposer deux joueurs qui vont écrire l'histoire du basket, Larry Bird et Magic Johnson. Une rivalité qui va commencer dès l'université. Tandis que Magic Johnson joue dans une université réputée, celle de Michigan State, Larry Bird lui s'inscrit dans une petite université de l'Indiana, dont l'équipe de basket, les Sycamores d'Indiana State évoluent en deuxième division universitaire. Il aurait pu évoluer et faire sa carrière universitaire au sein de la prestigieuse université d'Etat de l'Indiana et de son équipe les Hoosiers coaché par le légendaire Bobby Knight et qui est une sinon la meilleure équipe du pays. Mais venant d'une petite bourgade de l'Indiana, Larry Bird ne restera qu'un mois sur le campus, mal à l'aise au sein de la foule de dizaine de milliers d'étudiants. Il retourne dans son patelin pour bosser, avant de reprendre les cours dans sa petite université, où la légende va naître. Lors de sa dernière saison universitaire, en 1978-1979, Bird conduit son équipe à la victoire lors du tournoi de la Missouri Valley Conference, puis à une participation au tournoi final de la NCAA. 

C'est la première fois de son histoire que l'école dispute le tournoi final de la Division I du championnat de la NCAA. Lors de celui-ci, les Sycamores éliminent Virginia Tech puis Oklahoma et enfin Arkansas en finale régionale pour se qualifier pour le Final Four, disputé à Salt Lake City. Lors de celui-ci, ils s'imposent 76 à 74 face à DePaul et obtiennent le droit de disputer le titre national. Ils sont alors invaincus sur la saison avec un bilan de 33 victoires. La finale oppose donc une équipe qui dispute son premier tournoi final de Division I aux Spartans de Michigan State, équipe réputée de la Big Ten Conference, l'une des conférences les plus compétitives du pays. C'est également le premier affrontement entre Larry Bird et Magic Johnson. Bird évoluant dans une petite université, il est alors un joueur réputé que dans la presse locale et que très peu d'Américains ont eu la possibilité de voir jouer. Pourtant cette finale entre le petit poucet et le géant du basket universitaire va passioner le pays, avec une audience de 24,1 sur l'échelle de Nielsen, cette finale NCAA est le match de basket-ball qui a connu la plus grande audience aux États-Unis puisqu'environ un quart des Américains se sont rassemblés devant leur télévision, record toujours d'actualité. Michigan s'impose sur le score de 75 à 64 grâce aux 24 points de Magic Johnson.


Bien sûr il est l'une des attractions de la draft suivante, "pické" par les Boston Celtics, il va conduire la franchise au sommet de la NBA et offrir au pays des matchs spectaculaires, les plus notables resteront les finales NBA face aux Lakers de Magic Johnson. Larry BIRD est un joueur complet, grand (2.06 m) il peut jouer à l'intérieur mais sa technique lui permet aussi de jouer meneur ou ailier. Remontant le ballon, dunkant ou mitraillant à trois points, sa palette de jeu est large. Mais là où Larry BIRD est supérieur aux autres joueurs c'est son touché de balle,  son instinct qui vont toujours dans le sens du jeu et qui fait circuler le ballon plus vite. Ce sont ses passes du bout des doigts, en plein dribble, de volée,  dans le dos...qui font le bonheur des deux intérieurs Parrish et McHale. Voici une petite compil de ses petits gestes et roublardises qui vont faire le bonheur du public de Boston Garden mais également du pays entier :


Dans une NBA stéréotypé de joueurs athlétiques, Larry Bird le petit gars de l'Indiana va devenir un des joueurs les plus populaires de l'histoire de la NBA. Représentant l'Amérique profonde, sa créativité dénote avec le jeu athlétique de l'époque. Lui et Magic Johnson vont populariser le basket avec leur jeu de passes, les Celtics et les Lakers jouent alors un jeu débridé, originale et qui vont ravir les foules. D'ailleurs le paroxysme de ce jeu va arriver lors des finales NBA entre les deux équipes. Pour faire simple dès 1980 et l'arrivée des deux joueurs en NBA et pour leurs 8 premières saisons, Celtics et Lakers vont se partager 7 des 8 titres de NBA (Seul les Sixers de Julius Erving viendront casser l'hégémonie en 1983). Mais ce qui va marquer à tout jamais le pays ce sont les finales de 1984 et 1985 qui vont opposer les deux meilleures équipes des années 80. Chacune des deux équipes remportant tour à tour le titre. Larry Bird au final sera 3 fois champion NBA en 1981, 1984 et 1986 et d'un point de vue individuel il sera trois élu trois fois meilleur joueur de la NBA, performance rare, en 1984, 1985 et 1986. A cette époque il est tout simplement le meilleur joueur au monde. Pour ceux qui n'ont pas eu la chance de le voir jouer ou que sur la fin, voici une compil de ce qu'il a fait de mieux en NBA. C'est superbe et personnellement c'est ce qui m'a fait aimer le basket :


En fin de carrière et sûrement pour lui rendre hommage il sera retenu dans la Dream Team. Bien sûr il avait le niveau pour y figurer et même dans le 5 majeur mais ses dernières saisons ont été marquées par les blessures et notamment son mal de dos récurrent. Il faut dire que le joueur a toujours joué à fond, se jetant sur le moindre ballon. Mais même amoindri il apportera à cette dream team cette touche de génie et son inspiration au jeu américain, d'ailleurs il en sera le co-capitaine avec son rival mais ami Magic Johnson. Il terminera sa carrière après sa médaille d'or aux jeux olympiques avec toute une série de records et d'honneurs. Trop long de faire la liste exhaustive mais parmi les distinctions les plus prestigieuses on peut noter son titre de sportif de l'année aux USA en 1986, devenant ainsi le premier basketteur à rafler ce titre. Et pour finir avec une petite anecdote pour les inconditionnels de Twitter, la mascotte de Twitter est un oiseau, nommé Larry en hommage à Larry Bird.
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